Des détecteurs de portables pour empêcher la fraude au Bac

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Des détecteurs de portables pour empêcher la fraude au Bac
Des détecteurs de portables pour empêcher la fraude au Bac

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a mis en place une batterie de mesures, dont la détection de l'usage du téléphone portable, pour éviter en 2012 la répétition des tricheries qui avaient entaché la session du baccalauréat de l'an dernier.

"La fraude n'est pas tolérée. Aujourd'hui, les nouvelles technologies viennent pourtant à l'appui de techniques fort anciennes", a dit mercredi Jean-Michel Blanquet, le directeur général de l'enseignement scolaire du ministère de l'Education.

"En clair, dans quelques endroits - de façon aléatoire et confidentielle - des outils de détection des téléphones portables et autres appareils de transmission seront mis en place", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Le but est de faire peur aux éventuels fraudeurs en adoptant des mesures dissuasives "comme pour les radars sur le bord de nos routes".

Ni le nombre de détecteurs, ni le coût, "modeste", de cette mesure n'ont été révélés. La technologie utilisée permettra la détection et non le brouillage des télécommunications qui est réservée à la Justice et à la Défense.

Les mesures de sécurisation ont été décidées en amont, ainsi que pendant et en aval des épreuves.

"Il y aura une sécurisation des locaux académiques, pour que ce qui s'est passé l'année dernière ne se reproduise plus" a expliqué Jean-Michel Blanquet.

Une polémique avait entaché la session 2011 du baccalauréat scientifique après que des lycéens ayant eu accès aux épreuves de mathématiques eurent révélé sur un forum internet certains exercices avant l'examen. Les lycéens mis en cause avaient été relaxés par la commission disciplinaire. La procédure se poursuit grâce à un appel du ministère.

Pendant l'épreuve, un texte sera lu et affiché dans chaque salle d'examen qui expliquera les conditions d'accès et de sortie des salles et exposera les sanctions encourues en cas de fraude.

La batterie de sanctions qu'un fraudeur pourrait se voir infliger reste inchangée : simple blâme, privation des mentions sur le diplôme et, surtout, interdiction de s'inscrire dans un établissement dispensant des formation post-baccalauréat ou de subir tout examen conduisant à la délivrance du baccalauréat ou d'un autre diplôme pour une durée de cinq ans.

"Sur les quelque 250 sanctions prononcées par les commissions disciplinaires pour fraude, environ un tiers concernait des cas de fraude avec usage du téléphone", a dit Cyril Moreau, le directeur du Centre de pilotage des examen du ministère, qui a précisé que 90% des sanctions prononcées l'étaient avec sursis.

Aymeric Parthonnaud, édité par Yves Clarisse

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