Des députés PS proposent des plans d'économies alternatifs

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DES DÉPUTÉS SOCIALISTES PROPOSENT UN PLAN ALTERNATIF D'ÉCONOMIES
DES DÉPUTÉS SOCIALISTES PROPOSENT UN PLAN ALTERNATIF D'ÉCONOMIES

PARIS (Reuters) - Plusieurs députés socialistes ont élaboré au cours du week-end trois scénarios alternatifs au plan d'économies de 50 milliards d'euros de Manuel Valls dans le but de rassembler la majorité avant le vote du programme de stabilité à l'Assemblée nationale.

Selon le quotidien Le Monde, ces "contre-propositions", qui visent à préserver le pouvoir d'achat des Français, seront présentées mardi au Premier ministre par le chef de file des députés PS à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, et la nouvelle rapporteure générale du budget, Valérie Rabault.

Dévoilé la semaine dernière, le plan de réduction de la dépense publique sur la période 2015-2017 est critiqué par une partie du groupe socialiste qui s'oppose au gel de la majorité des prestations sociales jusqu'en octobre 2015 et au gel du point d'indice de la fonction publique.

Au lendemain de la présentation de la stratégie budgétaire du gouvernement, onze députés socialistes avaient ouvert les hostilités en écrivant à Manuel Valls pour l'exhorter à limiter le plan à 35 milliards d'euros d'économies.

Face à cette fronde qui menace l'issue du vote du 29 avril prochain, plusieurs députés PS, membres de la commission des finances, se sont efforcés ce week-end de trouver des trajectoires alternatives susceptibles de rassembler une majorité d'élus.

"Nous nous inscrivons dans la logique proposée par François Hollande et Manuel Valls, il faut faire des économies parce que c'est nécessaire au redressement de la France", a dit le député du Cher Yann Galut sur i>TÉLÉ. "Après, la question que nous nous posons nous, c'est le rythme de ces économies et où nous les faisons."

DÉCALER LA BAISSE DES CHARGES

Pour ces députés, "le pouvoir d'achat des Français a déjà été touché par les efforts budgétaires, il n'est pas possible de demander plus", selon une note rédigée par la députée des Hautes-Alpes Karine Berger et citée par Le Monde. "Les ménages aux revenus moyens et modestes ont déjà participé aux efforts de redressement budgétaire."

S'il ne remet pas en cause l'objectif de réduction de déficit public au niveau de 3% du PIB ni le cadre des 50 milliards d'euros, ce groupe de travail informel souhaite éviter le gel des indices qui "ne permet pas de dégager des économies structurelles".

Il écarte également toute "hausse supplémentaire du taux effectif de prélèvements obligatoires" entre 2015 et 2017.

Le premier des scénarios alternatifs envisagés par les députés socialistes prévoit de décaler à 2016 l'application de la baisse des charges prévue dans le cadre du pacte de responsabilité pour les grands groupes. Pour les petites et moyennes entreprises, l'entrée en vigueur de cette mesure resterait fixée à 2015.

"Ce pacte de responsabilité, nous souhaiterions qu'il soit prioritairement consacré aux petites et moyennes entreprises. Si nous décalions la baisse des charges pour les grands groupes, qui de notre point de vue n'en ont pas obligatoirement besoin, nous permettrions que nous n'ayons pas des économies à faire sur les retraités", a indiqué Yann Galut. Cette mesure permettrait à l'Etat de récupérer trois milliards d'euros en 2015.

Le scénario numéro deux prévoit de bloquer l'évolution de certaines dépenses fiscales, une mesure qui permettrait d'augmenter de 1% le point d?indice de la fonction publique en 2015 et d?abandonner le gel des prestations sociales, selon la note citée par Le Monde.

"Le seul plafonnement du crédit impôt recherche à son niveau de 2014 dégagerait 3 milliards d'euros", soulignent les députés.

Le troisième scénario, celui d'un renforcement de la lutte contre la fraude fiscale et l'optimisation fiscale des entreprises, permettrait de récupérer "quelques milliards" d'euros, selon Yann Galut.

"Cinquante milliards d'économies, ça n'a jamais été réalisé dans notre pays", a souligné Valérie Rabault sur Plusieurs députés socialistes ont élaboré au cours du week-end trois scénarios alternatifs au plan d'économies de 50 milliards d'euros de Manuel Valls dans le but de rassembler la majorité avant le vote du programme de stabilité à l'Assemblée nationale.

Selon le quotidien Le Monde, ces "contre-propositions", qui visent à préserver le pouvoir d'achat des Français, seront présentées mardi au Premier ministre par le chef de file des députés PS à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, et la nouvelle rapporteure générale du budget, Valérie Rabault.

Dévoilé la semaine dernière, le plan de réduction de la dépense publique sur la période 2015-2017 est critiqué par une partie du groupe socialiste qui s'oppose au gel de la majorité des prestations sociales jusqu'en octobre 2015 et au gel du point d'indice de la fonction publique.

Au lendemain de la présentation de la stratégie budgétaire du gouvernement, onze députés socialistes avaient ouvert les hostilités en écrivant à Manuel Valls pour l'exhorter à limiter le plan à 35 milliards d'euros d'économies.

Face à cette fronde qui menace l'issue du vote du 29 avril prochain, plusieurs députés PS, membres de la commission des finances, se sont efforcés ce week-end de trouver des trajectoires alternatives susceptibles de rassembler une majorité d'élus.

"Nous nous inscrivons dans la logique proposée par François Hollande et Manuel Valls, il faut faire des économies parce que c'est nécessaire au redressement de la France", a dit le député du Cher Yann Galut sur i>TÉLÉ. "Après, la question que nous nous posons nous, c'est le rythme de ces économies et où nous les faisons."

DÉCALER LA BAISSE DES CHARGES

Pour ces députés, "le pouvoir d'achat des Français a déjà été touché par les efforts budgétaires, il n'est pas possible de demander plus", selon une note rédigée par la députée des Hautes-Alpes Karine Berger et citée par Le Monde. "Les ménages aux revenus moyens et modestes ont déjà participé aux efforts de redressement budgétaire."

S'il ne remet pas en cause l'objectif de réduction de déficit public au niveau de 3% du PIB ni le cadre des 50 milliards d'euros, ce groupe de travail informel souhaite éviter le gel des indices qui "ne permet pas de dégager des économies structurelles".

Il écarte également toute "hausse supplémentaire du taux effectif de prélèvements obligatoires" entre 2015 et 2017.

Le premier des scénarios alternatifs envisagés par les députés socialistes prévoit de décaler à 2016 l'application de la baisse des charges prévue dans le cadre du pacte de responsabilité pour les grands groupes. Pour les petites et moyennes entreprises, l'entrée en vigueur de cette mesure resterait fixée à 2015.

"Ce pacte de responsabilité, nous souhaiterions qu'il soit prioritairement consacré aux petites et moyennes entreprises. Si nous décalions la baisse des charges pour les grands groupes, qui de notre point de vue n'en ont pas obligatoirement besoin, nous permettrions que nous n'ayons pas des économies à faire sur les retraités", a indiqué Yann Galut. Cette mesure permettrait à l'Etat de récupérer trois milliards d'euros en 2015.

Le scénario numéro deux prévoit de bloquer l'évolution de certaines dépenses fiscales, une mesure qui permettrait d'augmenter de 1% le point d?indice de la fonction publique en 2015 et d?abandonner le gel des prestations sociales, selon la note citée par Le Monde.

"Le seul plafonnement du crédit impôt recherche à son niveau de 2014 dégagerait 3 milliards d'euros", soulignent les députés.

Le troisième scénario, celui d'un renforcement de la lutte contre la fraude fiscale et l'optimisation fiscale des entreprises, permettrait de récupérer "quelques milliards" d'euros, selon Yann Galut.

"Cinquante milliards d'économies, ça n'a jamais été réalisé dans notre pays", a souligné Valérie Rabault sur i>TELE. "Donc il faut le faire de la manière la plus juste, la plus efficace, qui fragilise le moins la croissance et le moins les petits salaires". . "Donc il faut le faire de la manière la plus juste, la plus efficace, qui fragilise le moins la croissance et le moins les petits salaires".

(Marine Pennetier, édité par Guy Kerivel et Bertrand Boucey)

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  • M3866838 le mardi 22 avr 2014 à 17:59

    Si l'on s'attaquait aux subventions et dons des associations plus ou moins politiques, plus ou moins artistiques, plus ou moins inutiles... Il y aurait un petit pactole à récupérer.

  • M8637171 le mardi 22 avr 2014 à 12:38

    Si on veut être au niveau de l’Allemagne il faut faire 273 milliards d'économie immédiatement. notre PIB est de 2100 milliards. l'état englouti 57,1% soit 1197 milliards.En allemagne c'est 44% du PIB englouti. cela donnerait en France 924 milliards. la différence est de 273 milliards. Du point de vue économique, nous sommes en quasi sovié tisme ou en uasi fasci sme.

  • mlaure13 le mardi 22 avr 2014 à 09:32

    En conclusion...faîtes ce que l'on vous dit, et ne vous occupez pas de ce que nous faisons ???...:-)))

  • M4760237 le lundi 21 avr 2014 à 22:42

    Beaucoup de bon sens et de vérités dans les messages ci-dessous. Hélas, le gouvernement ne lit ni n'écoute les citoyens : il est dans sa bulle, ainsi que les députés PS en question.

  • M3366730 le lundi 21 avr 2014 à 20:55

    "Les ménages aux revenus moyens et modestes ont déjà participé aux efforts de redressement budgétaire." : c'est une contre vérité par rapport à ce qu'à dit porcinet et son Gvt ! Encore les improductifs et les assistés qui viennent dire comment faire des économies : on devrait s'occuper en 1er de leurs indemnités, rémunérations, retraites et taux de cotisations

  • g.marti4 le lundi 21 avr 2014 à 20:51

    Et pour cela ils n'ont pas besoin d'être autant.

  • g.marti4 le lundi 21 avr 2014 à 20:50

    Comment créer des postes dans le privé ? En donnant le goût à nos jeunes qui sortent des études de s'installer en France pour y développer leurs entreprises. Pour cela nos politiques doivent créer un "eldorado" français. C'est tout ce qu'on leur demande et rien que çà !

  • g.marti4 le lundi 21 avr 2014 à 20:07

    Nous sommes nombreux à dire qu'il faut réduire le mille-feuilles et le nombre de nos élus en tout genre. Il y a même des politiques qui le disent maintenant ouvertement. Le Pb est : que faites vous de tous ces gens qui vont perdre leur poste ? Les faire travailler dans le privé ? Nos politiques étouffent nos entrepreneurs. La solution ? Arrêter d'em.mer./der les entrepreneurs tout de suite au lieu d'échafauder des usines à gaz. Comment ?réduire les charges tout de suite et augmenter la TVA

  • sarestal le lundi 21 avr 2014 à 19:47

    le refrain de la droite gauche : faire travailler les gens plus longtemps pourquoi ? et pour nourrir qui ? En 2013, sur 89000 OQTF décidées en France, 15000 exécutées. Ouvrez les yeux ! L' Europe est une passoire ingérable mais qui nourrit son monde. Il faut retourner à une Europe gérable c.a.d à 8 ou 10...mais là c'est du n'importe quoi. STOP !

  • sarestal le lundi 21 avr 2014 à 19:41

    le refrain de la droite gauche : faire travailler les gens plus longtemps pourquoi ? et pour nourrir qui ?en 2013, sur 89000 OQTF décidées en France, 15000 exécutées qui su?Ouvrez les yeux ! L' Europe est une passoire ingérable mais qui nourrit son mondeIl faut retourner à une Europe gérable c.a.d à 8 ou 10...mais là c'est du n'importe quoi.

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