Des départs en retraite anticipée de plus en plus tardifs

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Les bénéficiaires des dispositifs «carrière longue» sont partis en 2013 à l'âge de 59,5 ans en moyenne. C'est deux ans et demi de plus qu'en 2008.

En 2013, pas moins de 161.000 salariés sont partis à la retraite de façon anticipée, indique la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), dans une étude publiée ce mardi. C'est 54% de plus qu'en 2012. «Ces entrées restent toutefois très sensiblement inférieures aux niveaux atteints de 2004 à 2008», relève la Dares.

Depuis dix ans, les dispositifs pour partir plus tôt à la retraite ne sont plus les mêmes. Durant les années 2000 les seniors au chômage mais dispensés de recherche d'emploi constituaient le gros des troupes partant plus tôt. Ce dispositif ayant été supprimé, 91% des entrées précoces en 2013 se sont faites dans le cadre de la retraite anticipée pour carrière longue. C'est le résultat de l'assouplissement du dispositif, créé lors de la réforme des retraite Fillon de 2003), décidé par François Hollande en juillet 2012.

Toutefois, les bénéficiaires partent en moyenne plus tard qu'avant. «Après être resté stable aux alentours de 57 ans entre 2003 et 2008, l'âge moyen des nouveaux bénéficiaires des dispositifs de cessation anticipée d'activité a augmenté progressivement, pour atteindre 59,5 ans en 2013», notent les auteurs de l'étude. Ce report s'explique par un double mécanisme. D'abord, la part des 55-64 ans à partir à la retraite de façon anticipée a été divisée par deux en dix ans, à 3%. Ensuite, celle des personnes âgées de 60 ans a été multipliée par plus de quatre en trois ans, de 4% en 2010 à 18% en 2013. Une chose en revanche n'a pas changé: les hommes sont toujours majoritaires parmi cette population (69%).

Moins de départs anticipés dans la fonction publique

Par ailleurs, les mécanismes de départ anticipé dans la fonction publique ont fortement été réduits. Ainsi, dans le public, le nombre de départs avant l'âge légal a été divisé par trois depuis le pic de 2006. Les effectifs totaux en préretraite ont en conséquence chuté, passant de 156.500 personnes à seulement 26.300 en 2013. En réalité, seule la préretraite des travailleurs de l'amiante est encore ouverte.

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