Des cyberpirates russes ont piégé l'armée ukrainienne - rapport

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 (Actualisé avec logiciel malveillant détecté en Lituanie 
§§8-10) 
    WASHINGTON, 22 décembre (Reuters) - Les Fancy Bear, un 
groupe de pirates informatiques russes, ont réussi à espionner 
des unités de l'artillerie ukrainienne de fin 2014 à 2016 au 
moyen de logiciels malveillants implantés dans des équipements 
technologiques fonctionnant sous Android, selon un rapport de la 
firme de cybersécurité CrowdStrike diffusé jeudi. 
    Les services de renseignements américains soupçonnent ces 
pirates russes, aussi connus sous le nom d'APT 28, de travailler 
pour le compte du GRU, le renseignement militaire russe. Ils ont 
été liés aux cyberattaques dont a été victime le Parti démocrate 
lors de la campagne présidentielle aux Etats-Unis. 
    Selon CrowdStrike, les programmes malveillants qu'ils ont 
réussi à introduire leur donnaient accès à des communications et 
à des données de localisation d'unités des forces ukrainiennes. 
    Ces renseignements, poursuit le rapport, ont probablement 
servi à piloter des frappes contre l'artillerie ukrainienne en 
soutien aux séparatistes pro-russes de l'Est du pays. 
    Avec cette intrusion, écrit CrowdStrike, "les cybercapacités 
russes s'étendent jusque sur les lignes de front du champ de 
bataille".     
    Dmitri Alperovitch, co-fondateur de CrowdStrike, a précisé 
dans une interview accordée à Reuters que le logiciel 
malveillant utilisé contre les unités ukrainiennes était une 
variante de celui qui a servi à pénétrer dans les serveurs du 
Comité national démocrate (DNC). 
    La Russie a démenti à de multiples reprises avoir été mêlée 
aux actes de piratage informatique durant la campagne 
présidentielle américaine. 
    Un logiciel espion similaire à celui utilisé aux Etats-Unis 
a été retrouvé à trois reprises dans des ordinateurs du 
gouvernement lituanien depuis 2015, a déclaré jeudi le chef du 
Centre de cybersécurité de la petite république balte. 
    "Le logiciel a fonctionné pendant au moins un semestre avant 
d'être détecté", a précisé Rimtautas Cerniauskas, faisant état 
d'une vingtaine de tentatives d'intrusion supplémentaires au 
cours de l'année écoulée. 
    Selon lui, le logiciel espion transmettait à une adresse 
internet communément utilisée par les services de renseignement 
russes tous les documents qu'il pouvait trouver sur l'ordinateur 
ainsi que les mots de passe des comptes Gmail ou Facebook. 
 
 (Dustin Volz, avec Andrius Sytas à Vilnius; Henri-Pierre André 
et Tangi Salaün pour le service français) 
 
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  • delapor4 il y a 12 mois

    Vous dites n'importe quoi M942. Loin d'être des meurtres il s'agissait de sauver des vies humaines ! Grâce à une meilleure localisation de la soldatesque ukraino-nasie, il était possible de la neutraliser sans faire de victimes civiles innocentes.

  • M9425023 il y a 12 mois

    Sauf que là, il y a eu meurtres. Mais on n'est plus à cette distinction près chez les Russes.

  • charleco il y a 12 mois

    Depuis que Trump a été confirmé par les grands électeurs, on ne parle plus de Poutine, ça n'est plus utile.

  • charleco il y a 12 mois

    Les Usa sont des anges, ils n'espionnent personne...