«Des contacts entre Benghazi et Tripoli»

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INTERVIEW - D'après Mahmoud Shammam, le porte-parole du Conseil national de transition (CNT), les rebelles libyens continuent de faire de l'abandon du pouvoir par le clan Kadhafi la condition préalable d'une solution négociée.

LE FIGARO. - Un émissaire russe a récemment affirmé que les autorités libyennes avaient entamé des négociations directes avec la rébellion. Y a-t-il, oui ou non, des discussions en cours, et à quel niveau ?

Mahmoud SHAMMAM. - Oui, des contacts sont en cours par le biais d'intermédiaires. Mais ces négociations ne sont jamais directes. Elles se déroulent parfois en Afrique du Sud, parfois à Paris, où Kadhafi a récemment envoyé un représentant pour nous parler. Nos conditions demeurent invariables : la participation de Kadhafi et des membres de sa famille à un futur gouvernement est totalement exclue. Nous évoquons avec eux les mécanismes du départ de Kadhafi. Nous considérons qu'il doit se résigner à partir, ou bien accepter une mise en retraite dans une zone reculée de la Libye. Nous ne voyons pas d'inconvénient à ce qu'il se retire dans une oasis libyenne, sous contrôle international. De plus, l'opposition est prête à négocier avec n'importe quel

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