Des conseillers militaires français actuellement en Syrie

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    PARIS, 9 juin (Reuters) - Des soldats français se trouvent 
actuellement en Syrie pour conseiller les rebelles lancés dans 
une offensive sur Manbij, une ville du nord-ouest du pays tenue 
par le groupe Etat islamique (EI), a-t-on confirmé jeudi de 
sources militaires.  
    L'état-major des armées refuse en revanche de donner des 
précisions sur le nombre de membres des forces spéciales 
déployés au sol, ni sur la nature exacte ou la durée de leur 
mission. 
    Interrogé la semaine dernière sur le rôle des occidentaux 
dans la région de Manbij, le ministre français de la Défense a 
parlé d'une mission de "conseil", tout en restant allusif. 
    "Nous, nous appuyons les combats. (...) On appuie par des 
apports d'armes, on appuie par de la présence aérienne, on 
appuie par du conseil", a dit Jean-Yves Le Drian lors d'un 
entretien diffusé vendredi dernier sur Public Sénat. 
    "Généralement, les conseils ne sont pas en bureau", a-t-il 
ajouté. 
    De source proche du ministre et au sein de l'état-major, on 
confirme la présence de Français, sans en dire davantage. 
    "Je vous renvoie aux propos du ministre la semaine dernière, 
qui a dit qu'il y avait bien des Français, qu'ils étaient là", a 
déclaré le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major 
français.  
    "Le détail, vous ne l'aurez pas pour préserver l'action de 
ces hommes", a-t-il poursuivi lors d'une conférence de presse au 
ministère de la Défense. 
    L'armée française ne fait pas mystère de la présence de 
conseillers militaires en Irak, mais se montre beaucoup plus 
discrète concernant la Syrie et la Libye.     
    En mars dernier, Jean-Yves Le Drian a ordonné une enquête 
pour "compromission du secret de la défense nationale" après la 
publication par Le Monde d'informations sur la présence en Libye 
de forces spéciales françaises pour contrer l'EI.     
  
    En Syrie, les Forces démocratiques (FDS), alliance 
arabo-kurde d'insurgés, ont annoncé jeudi qu'elles contrôlaient 
tous les accès de Manbij, ultime bastion de l'organisation 
djihadiste près de la frontière turque.     
    Cette localité est cruciale pour l'acheminement de 
combattants, d'armes et d'approvisionnements: la prise de Manbij 
pourrait largement couper l'EI du monde extérieur et ouvrir la 
voie à la reconquête de Rakka, fief de l'organisation en Syrie. 
 
 (Simon Carraud et John Irish, édité par Yves Clarisse) 
 
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