Des civils et combattants évacués de trois localités syriennes

le , mis à jour à 11:01
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 (Actualisé après l'évacuation) 
    BEYROUTH, 28 décembre (Reuters) - Quelque 350 civils et 
miliciens retranchés dans deux villages chiites du nord de la 
Syrie assiégés par la rébellion ont embarqué dans des autocars 
et des ambulances lundi pour gagner la frontière turque, en 
vertu d'un accord conclu entre belligérants avec l'aide des 
Nations unies, rapportent des travailleurs humanitaires.  
    Ils devaient ensuite prendre un avion à Hatay pour rallier 
Beyrouth, la capitale libanaise.  
    Le convoi des évacués des villages d'Al Foua et Kefraya 
attendait cependant d'obtenir un sauf-conduit pour rejoindre le 
point de passage frontalier de Bab al Haoua, situé à 25 km 
environ, ont précisé les travailleurs humanitaires.  
    Dans le même temps, plus de 120 combattants rebelles 
assiégés dans la ville de Zabadani, près de la frontière 
libanaise, devaient se rendre à Beyrouth puis rejoindre par 
avion la Turquie sous la protection du Comité international de 
la Croix-Rouge (CICR), ont-ils ajouté.   
    Parmi les combattants évacués de Zabadani figurent des 
blessés. Un témoin a pu voir des ambulanciers aidés par des 
rebelles transporter vers les véhicules plusieurs jeunes hommes 
en chaise roulante sur une place de la ville, qui est en grande 
partie dévastée par une offensive lancée en juillet dernier par 
l'armée syrienne et la milice alliée du Hezbollah. 
    Depuis septembre, plusieurs cessez-le-feu ont été mis en 
oeuvre à Zabadani, Al Foua et Kefraya, villages de la province 
d'Idlib plus au nord, avec le soutien de l'Iran, allié de Damas, 
et de la Turquie, qui appuie les rebelles. 
    La plupart des combattants rebelles de Zabadani pourront 
regagner les théâtres de guerre via la frontière turque ou 
rester se faire soigner en Turquie, selon des sources rebelles. 
    Les chiites des villages d'Al Foua et Kefraya devraient 
repartir vers d'autres régions de Syrie après leur séjour au 
Liban, selon le ministre syrien de la Réconciliation nationale, 
Ali Haider, interrogé lundi par la chaîne de télévision du 
Hezbollah Al Manar. 
 
 (Suleiman al Khalidi; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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