Des chercheurs du Pentagone conçoivent une main artificielle contrôlée par les nerfs

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Des chercheurs du Pentagone conçoivent une main artificielle contrôlée par les nerfs
Des chercheurs du Pentagone conçoivent une main artificielle contrôlée par les nerfs

La poignée de main de Johnny Matheny est amicale et ferme. Mais ce n'est pas sa main qu'il présente à son interlocuteur: c'est une prothèse contrôlée par ses nerfs, conçue par les scientifiques du Darpa, la tête chercheuse technologique du Pentagone."Au début, il faut penser assez fort pour réussir chaque mouvement", explique Johnny Matheny démontrant sa maîtrise de la prothèse noire métallique, fermant et faisant tourner son poing dans un mouvement d'allure tout à fait naturelle."Mais maintenant ça me vient naturellement, je n'ai pas même pas à y penser", poursuit-il.Johnny Matheny présentait sa main artificielle mercredi dans la cour intérieure du Pentagone, où le Darpa (Agence américaine des projets de recherche avancés sur la défense) exposait ses recherches et expérimentations actuelles.Le Darpa a financé les recherches qui ont donné naissance à Internet. Il est à l'origine de nombreuses technologies aujourd'hui répandues dans le public, comme les logiciels de reconnaissance vocale ou les écrans tactiles des smartphones.La prothèse de Johnny Matheny est expérimentale, n'ayant pas encore reçu toutes les autorisations réglementaires. Elle s'accroche directement sur un socle métallique placé chirurgicalement sur l'os de son bras, sous le coude, là où il a été coupé.M. Matheny la contrôle via des capteurs reprenant les signaux des nerfs, qui autrefois allaient jusqu'à l'extrémité de ses doigts.Le département de la Défense américain a un intérêt évident à financer les recherches sur les prothèses: plus de 1.600 soldats américains ont été amputés pendant les guerres d'Irak et d'Afghanistan, souvent après avoir été touchés par des bombes artisanales placées le long des routes.Pour un soldat dont la vie vient d'être bouleversée par une explosion, voir que des prothèses sont disponibles "donne de l'espoir", explique Fred Downs, 71 ans, amputé du bras gauche après avoir ...

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