Des chefs de l'EI liés aux attaques de Paris tués par la coalition

le , mis à jour à 22:01
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 (Actualisé avec éléments supplémentaires sur Charaffe al 
Mouadan) 
    WASHINGTON, 29 décembre (Reuters) - Dix chefs du groupe Etat 
islamique (EI) ont péri dans des raids de la coalition conduite 
par les Etats-Unis en Syrie et en Irak au cours du mois écoulé, 
parmi lesquels des individus liés aux attentats de Paris et 
Saint-Denis le 13 novembre en France, a annoncé mardi un 
porte-parole.  
    "Au cours du mois écoulé, nous avons tué dix personnalités 
dirigeantes de l'EI dans des frappes aériennes ciblées, y 
compris plusieurs organisateurs d'attentats à l'étranger, dont 
certains étaient liés aux attaques de Paris", a déclaré le 
colonel de l'US Army Steve Warren.  
    L'un de ces chefs, Abdoul Kader Hakim, était chargé de 
faciliter les opérations extérieures de l'EI et avait des liens 
avec le réseau des auteurs des attaques du 13 novembre, qui ont 
fait 130 morts et des centaines de blessés. Il a été tué le 26 
décembre lors d'un raid à Mossoul, a dit l'officier américain. 
    Un autre djihadiste, tué le 24 décembre en Syrie, se nomme 
Charaffe al Mouadan. Il avait un "lien direct" avec Abdelhamid 
Abaaoud, chef opérationnel présumé des attentats en France, tué 
par les forces spéciales de la police dans la nuit du 18 
novembre à Saint-Denis. Mouadan préparait "activement de 
nouveaux attentats", a déclaré Steve Warren. 
    Jean-Christophe Lagarde, maire de Drancy 
(Seine-Saint-Denis), une ville où a vécu Charaffe al Mouadan, a 
par ailleurs fait état de la proximité de ce dernier avec Samy 
Amimour, un des trois assaillants du Bataclan.  
    Ces deux hommes et un troisième avaient été interpellés en 
septembre 2012 car ils projetaient de partir faire le djihad, 
a-t-il dit sur LCI, ajoutant qu'ils avaient alors été mis en 
examen et placés sous contrôle judiciaire. 
    Steve Warren a par ailleurs estimé que de récents succès 
militaires contre l'Etat islamique, comme la prise de Ramadi par 
l'armée irakienne, étaient "en partie attribuables au fait que 
l'organisation est en train de perdre sa direction".  
    L'EI peut encore mordre, a toutefois averti l'officier. 
 
 (Yeganeh Torbati, avec Jean-Baptiste Vey à Paris, Jean-Stéphane 
Brosse pour le service français) 
 
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