Des centrales électriques inadaptées au réchauffement climatique

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Des centrales électriques inadaptées au réchauffement climatique
Des centrales électriques inadaptées au réchauffement climatique
Le réchauffement des eaux et la réduction des cours d'eau risquent de perturber fortement le fonctionnement des centrales électriques nucléaires et au charbon aux Etats-Unis et en Europe dans les années à venir, d'après les prévisions récemment publiées dans la revue scientifique « Nature Climate Change ».

Aux Etats-Unis, les centrales électriques nucléaires ou thermiques produisent plus de 90 % de l'électricité et consomment 40 % de l'eau douce. En Europe, elles produisent les trois quarts de l'électricité et représentent environ la moitié de la consommation d'eau douce. Ce besoin constant en eau pour refroidir les condenseurs des turbines, dans des quantités considérables, ne pourra bientôt plus être satisfait. Les centrales sont menacées de manquer d'eau et de se retrouver à l'arrêt, faisant augmenter le prix de l'électricité, phénomène qui ne risque pas de s'améliorer avec les conséquences du réchauffement climatique.



Un système de refroidissement à revoir

Durant les cinquante années à venir, le réchauffement de l'eau et la réduction du débit des rivières perturberont la production d'électricité, d'après une étude effectuée par des scientifiques européens et des chercheurs de l'Université de Washington. Ces derniers prévoient que le manque d'eau de refroidissement entraînera une baisse de la capacité thermoélectrique entre 2031 et 2060 de l'ordre de 4 à 16 % aux U.S. et de 6 à 19 % en Europe. Les arrêts temporaires de centrales thermoélectriques risquent ainsi de se multiplier voire de tripler si nous ne repensons pas complètement notre modèle de refroidissement thermique.

Les États-Unis et l'Europe ont mis en place des normes environnementales strictes pour les eaux pompées par les centrales et la température des eaux que ces dernières rejettent. EA force de rejeter de l'eau chaude dans l'environnement, une pollution thermique en résulte, ce qui met en danger les écosystèmes. « Les cycles de vie des organismes aquatiques sont perturbés », explique Michelle van Vliet, principale auteur de l'étude et doctorante à l'université de Wageningen aux Pays-Bas. Il est donc urgent de réduire notre dépendance à l'eau et de créer des centrales moins gourmandes en or bleu.
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