Des centaines de sites français détournés par des pirates islamistes

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Des centaines de sites français détournés par des pirates islamistes
Des centaines de sites français détournés par des pirates islamistes

Des centaines de sites d'institutions françaises ont été piratés depuis l'attentat contre Charlie Hebdo par des hackers se revendiquant comme islamistes, qui usent de techniques de détournement assez simples pour afficher des messages idéologiques.Un fond noir comme page d'accueil, avec la signature #OpFrance et des slogans tels "Il n'y a de Dieu qu'Allah", "Death to France" (Mort à la France) ou "Death to Charlie" (Mort à Charlie): la technique s'appelle le "défacement" ou le "défaçage" et consiste à prendre le contrôle d'un site internet et modifier son contenu.Depuis les attentats qui ont tué 17 personnes à Paris la semaine dernière, les sites de plusieurs mairies, conseils généraux, établissements scolaires, universités, églises ou entreprises ont été piratés par des groupes de hackers se présentant comme des islamistes du Maghreb ou de Mauritanie.Le site du Conseil général du Lot a ainsi été piraté pendant trois heures par un groupe tunisien dénommé "Fallaga Team" qui renvoyait les utilisateurs vers une adresse diffusant un discours intégriste, tandis que le Mémorial de Caen a vu sa page d'accueil afficher un message en arabe et un autre en français affirmant: "J'atteste qu'il n'y a de Dieu qu'Allah. J'atteste que Muhammed est le messager de Allah".L'office de Tourisme de Biarritz, le Palais des Papes d'Avignon, l'académie de Créteil, la cathédrale de Nantes ainsi que des filiales de grands groupes français ont également été touchés par ces piratages."C'est très nébuleux, on est face à des groupes d'activistes qui se forment et se défont très rapidement. Leurs actions concrètes sont difficiles à comptabiliser mais plusieurs centaines de sites de PME, d'institutions locales ou d'universités auraient été touchés", résume à l'AFP Gérôme Billois, expert du Cercle européen de la sécurité informatique et consultant pour le ...

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