Des centaines de migrants toujours bloqués à l'ouest de Budapest

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BICSKE, Hongrie, 4 septembre (Reuters) - Des centaines de migrants, dont des réfugiés syriens, ont passé la nuit de jeudi à vendredi sous la surveillance de policiers anti-émeute dans une gare située à l'ouest de Budapest, à Bicske, réclamant de pouvoir gagner l'Allemagne ou l'Autriche. Alors qu'ils pensaient enfin pouvoir rejoindre ces deux pays à leur départ de Budapest jeudi matin, les candidats à l'exil ont été bloqués à 35 km de la capitale hongroise par la police anti-émeute, qui leur a ordonné de rejoindre un camp situé à proximité de Bicske, pour y traiter leurs demandes d'asile. Beaucoup d'entre eux ont résisté, certains s'allongeant sur la voie ou prenant la fuite. D'autres ont affronté les forces de l'ordre pour tenter de regagner le train. "Pas de camp! Liberté!", scandaient-ils encore vendredi matin sous l'oeil de dizaines de policiers, qui leur ont apporté de quoi boire et manger. "Nous ne savons pas ce qui se passe", a déclaré Ahmed Mahmoud, 60 ans, amputé des deux jambes, qui s'est présenté comme un ancien officier de l'armée irakienne et souhaite rejoindre sa fille en Belgique. "La police nous a dit, donnez vos empreintes digitales ou vous passerez du temps en prison. Alors on a donné nos empreintes et ils nous ont dit que nous pouvions partir. Mais nous ne pouvons pas aller à l'ouest", a-t-il dit. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a estimé vendredi sur les ondes de la radio publique que l'Europe était "menacée par un flux massif de personnes". ID:nL5N11A0L4 (Marton Dunai; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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