Des Canadiens vont aider les Kurdes à combattre l'Etat islamique

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(Actualisé avec précisions) OTTAWA, 21 novembre (Reuters) - Plusieurs anciens militaires canadiens ont l'intention de partir aider les Kurdes à combattre l'Etat islamique dans les semaines à venir, rapporte vendredi la presse canadienne. Selon la Société Radio-Canada (SRC), une demi-douzaine d'anciens membres des forces armées veulent s'enrôler. Ces anciens de l'armée, précise le National Post, ont constitué un groupe appelé le "First North American Expeditionary Force" pour mettre en relations ceux qui veulent combattre et les peshmergas. Outre les vétérans canadiens, une Canadienne immigrée en Israël est devenue ce mois-ici la première femme à rejoindre les Kurdes qui se battent contre l'EI en Syrie. "Nous savons que des Canadiens ont rejoint les forces kurdes", a déclaré François Lasalle, porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères. Mais le gouvernement, a-t-il ajouté, recommande de ne pas se rendre en Syrie ou en Irak. Des avions-chasseurs canadiens ont participé le mois dernier aux frappes aériennes de la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis contre l'Etat islamique en Irak. La décision de participer aux frappes a été suivie par deux attaques mortelles contre des militaires sur le sol canadien en octobre. La police a indiqué que ces attaques avaient été menées de façon indépendante par des radicaux récemment convertis à l'islam. Un des organisateurs de la "First North American Expeditionary Force", Ian Bradbury, a déclaré au National Post que le groupe avait fourni un soutien logistique à un ancien combattant de 26 ans, Dillon Hillier, qui s'est rendu la semaine dernière en Irak. "Tant que personne n'est entraîné ici, tant que nous ne sommes pas en train de former de milice, tout est bordé", a déclaré Dillon Hillier. "Je considère que ce que je fais n'est pas différent de ce qu'ont fait des milliers de Canadiens partis combattre les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale." Ses parents, Randy et Jane Hillier, n'ont pas confirmé directement qu'il était en Irak, mais ont déclaré dans un communiqué être "fiers" de leur fils et avoir peu de contact avec lui tout en sachant qu'il était "sain et sauf". (Randall Palmer et Leah Schnurr; Danielle Rouquié pour le service français)

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