Des bureaux des années 60 transformés en logements

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EN IMAGES - Voici une métamorphose réussie: ces 7000 m² de bureaux ont été entièrement transformés en une résidence de 90 logements sociaux mettant en valeur le bois, des loggias et même un élégant jardin.

3,3 millions de mètres carrés vides, voici ce que représente la surface des bureaux laissés vacants en Ile-de-France d’après l’Observatoire régional de l’immobilier d’entreprise. Alors plutôt que d’étendre nos villes, pourquoi ne pas plutôt renouveler nos bâtiments? C’est à partir de ce postulat que le bailleur social Immobilière 3F a acheté en tout 9500 m² de bureaux vides et a choisi d’en transformer 7000 m² pour y aménager une nouvelle résidence de 90 logements sociaux. Au 72 quai des Carrières à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), le chantier de 17 mois a été un vrai défi de reconversion urbaine pour le cabinet Moatti-Rivière.

«Rénover l’existant» pour créer un espace habitable

Comment transformer des bureaux des années 1960 à l’aspect sévère en une résidence de logements accueillante? Et ce, à proximité de l’autoroute A4 et de ses nuisances sonores... C’est en répondant à ces contraintes et interrogations que l’architecte Alain Moatti a pu donner vie au projet: rénover l’existant pour y loger en priorité des jeunes et des personnes âgées.

Inaugurée il y a quelques jours, la résidence de 7000 m² répartis sur six étages a donc changé de visage. Les murs répétitifs en béton préfabriqué ont laissé place à des façades habillées avec une ossature en bois plus chaleureuse côté cour, et de nombreuses fenêtres pour humaniser et aérer l’ensemble. D’ailleurs, ce revêtement en mélèze n’est pas seulement esthétique, il a été choisi comme un cadre épais pour instaurer une distance visuelle et phonique avec l’autoroute voisine. Côté rue, les murs habillés de loggias elle aussi revêtues de bois font définitivement de cet immeuble un lieu d’habitation bien identifié et non pas un site de travail anonyme.

Dans le même esprit, l’espace qui était consacré à l’ancien parking au milieu des bâtiments a été nettoyé et dégagé pour laisser place à un joli îlot de jardin dessiné. Grâce à cette cohabitation du bois et des plantes, les lieux ont sensiblement perdu de leur aspect impersonnel pour gagner en qualité visuelle et en confort de vie, éléments indispensables pour séduire les futurs locataires.

De 450 à 1250 euros hors charges pour les loyers

À l’intérieur, la résidence a été dotée de quatre halls vitrés, qui desservent quelque 78 studios et T2 (30 à 45 m²), ainsi que 12 autres appartements allant du T3 (64 m²) au T5 (100 m²). Les logements clairs sont loués vides, avec murs de béton, fenêtres triple vitrage et sol en PVC imitation parquet. Pour la plupart, l’existence d’une loggia individuelle est une réelle valeur ajoutée qui allonge les espaces de vie avec une large vue sur la Seine. Des petites jardinières ont même été installées pour les chambres et les salles de bains.

Pour ces appartements, les futurs locataires répondant aux conditions de ressources devront débourser entre 450 euros mensuels pour un T1 et jusqu’à 1250 euros pour un T5, sans compter des charges de 150 euros pour le chauffage, l’eau chaude et la rémunération du gardien d’immeuble. Petit plus pour ceux qui souhaiteraient vivre en colocation: deux T3 ont été conçus pour accueillir chacun deux jeunes colocataires.

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