Des bombes à fragmentation utilisées en Libye, selon HRW

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LE CAIRE, 15 mars (Reuters) - Human Rights Watch dit avoir les preuves de l'utilisation de bombes à fragmentation dans le conflit en Libye, qui met aux prises les forces alliées à deux gouvernements rivaux. Ces engins explosent dans le ciel en libérant des dizaines d'éclats sur une superficie comparable à celle d'un terrain de sport. La plupart des pays en ont banni l'usage en vertu d'une convention devenue loi internationale en 2010, que la Libye n'a pas signée. Dans un rapport rendu public dimanche, Human Rights Watch déclare que des débris de bombes à fragmentation de type RBK-250 PTAB 2.5M ont été trouvés à Bin Djaouad le mois dernier et à Syrte ce mois-ci. L'organisation de défense des droits de l'homme dit s'appuyer sur des témoignages d'habitants interrogés par téléphone et sur des photographies. Un photographe de Reuters a pris des clichés de ce qui ressemble aux débris d'une telle bombe à Syrte et un autre journaliste de l'agence en a vu à Bin Djaouad, où sont basées des forces loyales au gouvernement de Tripoli. Les deux villes ont été bombardées à plusieurs reprises par des avions appartenant au gouvernement de Tobrouk, reconnu par la communauté internationale. Le chef des forces aériennes loyalistes, Saker al Djorouchi, a démenti l'utilisation de ce genre de munitions. "Les autorités libyennes devraient enquêter sur ces incidents et s'assurer que leurs forces n'utilisent pas de bombes à fragmentation", a déclaré Steve Goose, de Human Rights Watch. Les deux parties en conflit sont déjà accusées par les organisations de défense des droits de l'homme d'attaquer des zones où vivent des populations civiles, quartiers résidentiels, ports pétroliers, ports ou aéroports. (Ulf Laessing; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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