Des bombardements d'envergure reprennent au Yémen

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 (Actualisé précisions § 2-4-5-6) 
    ADEN, Yémen, 5 janvier (Reuters) - Les frappes de la 
coalition saoudienne contre les rebelles chiites Houthis alliés 
à l'Iran se sont intensifiées mardi au Yémen alors que la 
tension est au plus haut entre Ryad et Téhéran, rapportent des 
témoins. 
    Les avions de la coalition mise en place fin mars par le 
régime sunnite saoudien ont visé des positions militaires tenues 
par les Houthis à Sanaa, la capitale, où un hôpital et le siège 
de la Chambre de commerce ont également été touchés, semble-t-il 
par erreur, sans faire de victime. D'autres frappes ont été 
signalées à Hodeïda, ville portuaire sur la mer Rouge, et à 
Taëz, dans le sud-ouest du pays. 
    A Marib, à l'est de Sanaa, des habitants font état de tirs 
de roquettes Katioucha par les rebelles Houthis, les premiers du 
genre depuis que les forces de la coalition arabe et les alliés 
du président Abd-Rabbou Mansour Hadi ont repris cette ville, 
dans le courant de l'été. 
    Les miliciens Houthis ont progressé dans les provinces de 
Hajja (nord), où ils ont cependant perdu une vingtaine de 
combattants selon des sources médicales, et de Lahj (sud-ouest). 
    A Aden, la grande ville du Sud où la situation s'est de 
nouveau dégradée ces derniers temps, les gouverneurs des 
provinces d'Aden et de Lahj ont survécu à un attentat suicide à 
la voiture piégée visant leur convoi, a-t-on appris auprès des 
autorités locales, qui avaient fait état dans un premier temps 
d'une attaque au lance-roquettes.  
    Trois de leurs gardes du corps ont été tués dans la 
fusillade qui a suivi, a-t-on précisé de même source. 
    Ces intenses affrontements succèdent à un calme relatif qui 
a coïncidé avec l'entrée en vigueur d'une trêve à la mi-décembre 
pour accompagner des pourparlers de paix sous l'égide de l'Onu 
en Suisse. Un nouveau cycle de discussions est prévu pour la 
mi-janvier. (voir  ID:nL8N1490NZ ) 
    Le royaume saoudien a annoncé samedi la fin de la trêve. 
(voir  ID:nL8N14M098 ). 
    Il a procédé le même jour à l'exécution d'un dignitaire 
chiite saoudien condamné pour "terrorisme". La mort du cheikh 
Nimr al Nimr a provoqué une crise ouverte entre l'Arabie 
saoudite et l'Iran, les deux puissances antagonistes de la 
région. 
 
 (Mohammed Mukashaf avec Mohammed Ghobari à Dubai; Henri-Pierre 
André pour le service français) 
 
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