Des banques US affichent leur soutien à Londres face au Brexit

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    par David Milliken et Lawrence White 
    LONDRES, 7 juillet (Reuters) - Quatre grandes banques 
d'investissement américaines ont promis jeudi au ministre 
britannique des Finances d'essayer d'aider Londres à conserver 
son statut de première place financière mondiale, sans toutefois 
prendre le moindre engagement en termes d'emplois après le vote 
de la Grande-Bretagne en faveur d'une sortie de l'Union 
européenne. 
    Un banquier présent à cette réunion avec George Osborne a 
dit à Reuters que ces établissements attendaient de connaître 
les mesures concrètes qui permettront éventuellement aux 
entreprises basées à Londres de conserver leur accès au marché 
unique européen car "aucune personne saine d'esprit 
n'investirait en Grande-Bretagne dans le contexte actuel". 
    Depuis la victoire du Brexit au référendum du 23 juin, la 
City craint de subir un exode en raison des difficultés d'accès 
au marché unique européen avec une sortie de la Grande-Bretagne 
de l'UE. Les négociations entre Londres et Bruxelles sur les 
conditions de cette sortie n'ont pas encore commencé. 
    JP Morgan Chase  JPM.N , Goldman Sachs  GS.N , Bank of 
America  BAC.N  et Citigroup  C.N , ainsi que la britannique 
Standard Chartered  STAN.L , dont les activités sont 
essentiellement tournées vers l'Asie, ont déclaré jeudi qu'elles 
s'efforceraient de soutenir le secteur financier britannique. 
    "Nous nous sommes rencontrés aujourd'hui et sommes convenus  
que nous travaillerions ensemble (...) avec un objectif commun 
d'aider Londres à conserver sa position de premier centre 
financier international", écrivent ces banques dans un 
communiqué conjoint avec George Osborne. 
    Les auteurs du communiqué affirment aussi qu'aucune autre 
ville en Europe ne dispose de marchés financiers aussi 
développés que ceux de Londres. 
    Cité jeudi dans la presse italienne, le directeur général de 
JP Morgan, Jamie Dimon, a déclaré que sa banque pourrait être 
contrainte de déplacer plusieurs milliers de ses salariés hors 
de Grande-Bretagne si, du fait du Brexit, elle perdait le 
bénéfice du passeport européen, qui lui permet de proposer ses 
services dans l'ensemble de l'Union européenne.   
    Goldman Sachs et Morgan Stanley ont pour leur part démenti 
des rumeurs selon lesquelles elles s'apprêtaient à transférer 
leur personnel et leurs activités de Londres à Francfort. 
    Le gouvernement français a annoncé mercredi une série de 
mesures, principalement d'ordre fiscal, destinées à renforcer 
l'attractivité de la place financière de Paris dans l'espoir de 
séduire les entreprises du secteur.   
 
 (Bertrand Boucey pour le service français) 
 

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