Des banques font l'objet d'une enquête à Hong Kong

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DES BANQUES FONT L'OBJET D'UNE ENQUÊTE À HONG KONG
DES BANQUES FONT L'OBJET D'UNE ENQUÊTE À HONG KONG

(Reuters) - Les autorités de Hong Kong ont annoncé mardi qu'elles examinaient les activités d'un certain nombre de banques dans le cadre d'une enquête internationale sur une possible manipulation des taux de change.

L'Autorité monétaire de Hong Kong (HKMA), qui fait office de Banque centrale pour la ville, avait révélé en octobre être en contact avec des organes étrangers de régulation à ce sujet mais c'est la première fois ce mardi qu'elle confirme l'existence d'une enquête formelle.

Cette confirmation intervient au lendemain de l'annonce par les régulateurs suisses et britanniques d'un renforcement de leurs propres investigations.

Dans un communiqué transmis à Reuters, la HKMA précise qu'elle a demandé à plusieurs établissements de procéder à un examen indépendant de leurs opérations sur le marché des changes et de lui transmettre les conclusions de ces audits.

"Les examens sont en cours", précise la HKMA dans ce communiqué. "La HKMA est aussi en relation avec les autorités bancaires appropriées à l'étranger sur le sujet."

Les instances de régulation à travers le monde ont entrepris d'examiner attentivement les activités des opérateurs de marchés sur un certain nombre d'indicateurs essentiels à la détermination des taux d'intérêt, des taux de change ou encore des cours des matières premières.

Plusieurs établissements ont déjà dû payer des milliards de dollars d'amende pour manipulation des taux d'intérêt de référence et l'enquête sur les taux de change pourrait s'avérer encore plus coûteuse.

Les autorités soupçonnent une entente entre des opérateurs de différentes banques pour manipuler les taux de change. Elles se demandent aussi si ces opérateurs n'ont pas agi au détriment des intérêts de leurs clients.

La commission suisse de la concurrence (Comco) a précisé lundi que son enquête visait UBS, Credit Suisse, la Banque cantonale de Zurich, Julius Baer, JP Morgan, Citigroup, Barclays et Royal Bank of Scotland.

Ces enquêtes sur une manipulation présumée des changes ont d'ores et déjà entraîné la mise à l'écart, la suspension ou le limogeage d'une trentaine de traders.

(Rachel Armstrong à Singapour, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison)

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  • ostrevan le mardi 1 avr 2014 à 11:26

    on est vraiment bien loin des règles de la chevalerie

  • mlcbnb le mardi 1 avr 2014 à 11:01

    tout serait donc manipulation