Des avions russes ont survolé le convoi d'aide syrien-sces US

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 (Actualisé avec avions russes) 
    WASHINGTON, 20 septembre (Reuters) - Deux bombardiers russes 
Soukhoï Su-24 ont survolé lundi le convoi humanitaire bombardé 
près d'Alep au moment où il a été touché, ont dit à Reuters deux 
responsables américains, expliquant que ces renseignements des 
services américains les avaient amenés à conclure à une 
responsabilité russe. 
    La Russie a démenti l'implication de ses avions ou de ceux 
du régime syrien dans l'attaque, qui a détruit 18 des 31 camions 
du convoi d'aide et tué au moins 20 personnes. L'épisode a mis à 
mal les espoirs d'une reprise du cessez-le-feu, une semaine 
après son entrée en vigueur. 
    Le convoi humanitaire bombardé lundi près d'Alep, dans le 
nord de la Syrie, semble avoir été la cible de raids aériens 
dont la coalition commandée par les Etats-Unis n'est pas 
responsable, a déclaré mardi le colonel John Thomas, 
porte-parole du "Central Command" de l'armée américaine. 
    "Ce n'est assurément pas la coalition qui a bombardé depuis 
les airs. Cela ressemble bel et bien à une frappe aérienne. Les 
deux seules autres entités qui volent en Syrie sont la Russie et 
la Syrie", a-t-il expliqué.  
    Le bombardement du convoi, qui a soulevé l'indignation de la 
communauté internationale, a fait au moins 20 morts, selon le 
Croissant-Rouge syrien. Les Nations unies ont suspendu leurs 
opérations humanitaires.   
    Pour l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les 
raids ont été menés par des avions russes ou syriens, ce que 
réfutent Moscou et Damas. 
    "Ce sont des avions du régime et des Russes qui sont 
responsables de cette attaque", a lui aussi affirmé Riad Hidjab, 
coordonnateur du Haut Comité des négociations (HCN) 
représentatif de l'opposition syrienne. 
    "Personne d'autre ne possède d'aviation dans cette zone. Un 
membre du HCN faisait partie d'un groupe chargé de la protection 
du convoi. Il nous a fourni des images très claires et très 
précises", a-t-il expliqué à Reuters en marge de l'Assemblée 
générale de l'Onu, à New York. 
    "Avec cet incident tragique, ce sont les Nations unies qui 
sont directement frappées. Or, on voit qu'il n'y a aucune 
conséquence. C'est une nouvelle illustration de la faiblesse 
totale de la communauté internationale. 
    "Les Russes cherchent à gagner du temps pour consolider les 
gains militaires du régime sur le terrain. Ils instrumentalisent 
la cessation des hostilités et les résolutions de l'Onu, mais 
n'ont aucune intention de les mettre en œuvre", a ajouté Riad 
Hidjab, évoquant la trêve négociée par Moscou et Washington qui 
était en vigueur depuis une semaine. L'armée syrienne en a 
annoncé la fin lundi, avant le bombardement du convoi. 
 
 (Idriss Ali, Jean-Philippe Lefief et Julie Carriat pour le 
service français) 
 
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