Des anciens de l'ex-garde présidentielle arrêtés au Burkina Faso

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    OUAGADOUGOU, 25 janvier (Reuters) - Le Burkina Faso a arrêté 
dimanche quatre des sept membres de l'ex-garde présidentielle 
toujours recherchés pour leur implication dans l'attaque 
vendredi d'une armurerie près de Ouagadougou. 
    Un autre ancien garde présidentiel, qui avait lui aussi pris 
la fuite après l'attaque de vendredi, a été tué dans une 
fusillade avec les forces de l'ordre, a annoncé l'armée dans un 
communiqué. 
    "L'un d'eux a ouvert le feu sur nos forces d'intervention, 
ce qui a entraîné une riposte. Grièvement blessé, il a succombé 
à ses blessures durant son transfert par hélicoptère à 
l'hôpital", a précisé l'armée. 
    Les recherches se poursuivent pour retrouver les deux 
derniers suspects en fuite. 
    Quelques heures avant ces arrestations, l'armée du Burkina 
Faso avait publié un avis de recherche avec les noms et les 
portraits de ces membres de l'ex-garde présidentielle. 
    Onze autres membres présumés du commando auteur du raid de 
vendredi avaient déjà été arrêtés. Des fusils d'assaut et des 
lance-roquettes ont été dérobés lors de l'attaque. 
    Le dépôt d'armes a été attaqué tôt vendredi matin par un 
groupe d'hommes identifiés comme membres de l'ex-Régiment de 
sécurité présidentielle (RSP), la garde présidentielle désormais 
dissoute impliquée en septembre dernier dans la tentative de 
coup d'Etat orchestrée par le général Gilbert Diendéré, 
aujourd'hui détenu. ( ) 
    Ce raid, quelques jours après l'attaque islamiste contre le 
café-restaurant Le Cappuccino et l'hôtel Splendid de Ouagadougou 
qui a fait trente morts, est une nouvelle illustration des défis 
sécuritaires auxquels est confronté le gouvernement du nouveau 
président, Roch Marc Christian Kaboré. 
    Les autorités burkinabées ont également annoncé 
l'arrestation d'Eddie Komboigo, président de l'ancien parti de 
Compaoré, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), 
précisent des sources au sein des services de sécurité. 
    Les charges retenues contre Eddie Komboigo n'ont pas été 
précisées mais son nom figurait dans un rapport rédigé par la 
mission d'enquête constituée après le coup d'Etat manqué de 
septembre. 
 
 (Mathieu Bonkoungou; Henri-Pierre André et Bertrand Boucey pour 
le service français) 
 
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