Des Américains misent 2 milliards sur ce complexe de loisirs espagnol

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Le géant de l’immobilier américain Cordish compte investir plus de 2 milliards d’euros près de Madrid pour y créer un complexe de loisirs et de casinos. Il a déjà acheté 134 hectares de terrain et compte créer 56.000 emplois.

La compagnie américaine Cordish a annoncé jeudi avoir proposé à la région de Madrid d’investir plus de 2 milliards d’euros près de la capitale espagnole pour la création d’un complexe de loisirs et de casinos, en assurant que 56.000 emplois pourraient être créés. L’Espagne avait déjà connu, en 2012 une très vive polémique quand un autre groupe américain avait présenté un projet de construction d’un méga-casino, finalement enterré en 2013.

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Cette fois, le groupe Cordish fait valoir qu’il a déjà acheté 134 hectares de terrains à Torres de la Alameda, près de Madrid. Son complexe comprendrait des hôtels, des restaurants, des centres de conférences et des espaces consacrés aux jeux d’argent et de hasard, a expliqué devant la presse l’Américain Joseph Weinberg, se présentant comme un «partenaire» de Cordish.

Jusqu’à 3 milliards

«Nous pensons que c’est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde et nous ne nous attendons à aucune opposition», a-t-il dit. Le groupe Cordish, géant de l’immobilier dont le siège est à Baltimore (nord-est des États-Unis), a sollicité des autorisations auprès du gouvernement régional de Madrid mercredi et espère une réponse d’ici cinq ou six mois, a dit M. Weinberg. «Nous croyons qu’il y a de fortes chances que nous puissions augmenter l’investissement jusqu’à trois milliards d’euros, en ajoutant davantage d’hôtels et d’espaces de congrès, avec le temps», a-t-il surenchéri.

L’Espagne avait été échaudée, il y a trois ans, quand le groupe américain Las Vegas Sands, dirigé par le milliardaire Sheldon Adelson avait abandonné son projet très controversé de construction de méga-casino. Les autorités espagnoles avaient considéré que Las Vegas Sands avait des exigences incompatibles avec les législations espagnole et européenne, notamment en matière fiscale. Le groupe avait fait miroiter la possibilité d’investir 22 milliards d’euros dans un vaste complexe - de douze hôtels, trois terrains de golfs six casinos, etc. - et assurait que cela créerait jusqu’à 260.000 emplois...

Craintes de blanchiment

Mais la polémique autour de cet «EuroVegas» avait enflé au fil des mois, les opposants redoutant qu’il favorise le blanchiment de capitaux et les intérêts des mafias de la prostitution. Cordish a assuré que son projet était différent et ne consacrerait que 10% de la surface aux jeux d’argent. «Notre démarche ne vise pas à créer un environnement du type Las Vegas», a assuré le vice-président exécutif en charge du développement, Abe Rosenthal. Le groupe Cordish, fondé en 1910, a déjà développé des quartiers de loisirs dans différentes villes américaines dont Baltimore, Philadelphie et Atlantic City.

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