Des aides d'Etat aux banques peuvent se justifier-Angeloni (BCE)

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    FRANCFORT, 4 juillet (Reuters) - Des aides d'Etat à des 
banques de la zone peuvent se justifier si elles sont bien 
encadrées, a déclaré lundi Ignazio Angeloni, membre du conseil 
de surveillance prudentielle de la Banque centrale européenne 
(BCE), ajoutant qu'un soutien soumis à la régulation constituait 
l'un des piliers d'un système bancaire équilibré. 
    Les aides d'Etat doivent être utilisées avec parcimonie mais 
d'autres juridictions, y compris les Etats-Unis, autorisent ce 
type d'intervention, a-t-il expliqué lors d'une conférence à 
Barcelone, en rappelant que les règles européennes permettaient 
aux Etats d'intervenir dans le but d'assurer la stabilité 
financière. 
    Les déclarations d'Ignazio Angeloni interviennent alors que 
le gouvernement italien négocie avec les autorités européennes 
sur un projet de recapitalisation publique de certaines banques 
dans le but de limiter les pertes subies par les investisseurs 
et de renforcer le système bancaire de la troisième économie de 
la zone euro, handicapé par le poids des créances douteuses. 
    "Donner un rôle au secteur publie se justifie pour des 
raisons fondamentales", a dit Ignazio Angeloni.  
    "En fait, la législation européenne existante, y compris la 
Directive concernant le redressement et la résolution des 
banques et la communication de la Commission de 2013, prévoit 
des mécanismes de sauvegarde assurant un équilibre entre 
l'apport d'aides d'Etat et l'implication des créanciers privés, 
dans l'intérêt de la stabilité financière." 
    "Cette notion a selon moi a été quelque peu perdue de vue 
lors de certains débats récents", a-t-il ajouté.  
    Banca Monte dei Paschi di Siena  BMPS.MI , la troisième 
banque d'Italie, a vu son cours de Bourse chuter de près de 14% 
lundi après l'annonce de l'envoi par la BCE à la direction du 
groupe d'une lettre lui demandant de réduire de 40% en trois ans 
son portefeuille de créances douteuses.  
    Le cas de Monte Paschi ne fait qu'illustrer la nécessité 
d'un compromis rapide entre Rome et Bruxelles sur ce dossier.  
    La banque toscane est considérée comme le maillon faible du 
secteur financier italien et les nouvelles exigences de la BCE 
pourraient la contraindre à lever de nouveaux des capitaux 
frais, un motif de préoccupation pour le gouvernement de Matteo 
Renzi car le capital du groupe est détenu en grande partie par 
des investisseurs individuels.  
    Ignazio Angeloni a reconnu qu'une intervention des pouvoirs 
publics était susceptible de créer des distorsions de 
concurrence mais il a expliqué que l'évolution de la 
réglementation, de la supervision et des autorités de tutelle du 
secteur avait permis de limiter ce risque.  
         
 
 (Balazs Koranyi; Marc Angrand pour le service français) 
 

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