Derrière les barreaux, les chefs de maras négocient

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Les chefs des deux principaux gangs du pays ont signé jeudi une trêve en présence du président de l'Organisation des États américains.

En ce jeudi 17 juillet, la prison de La Esperanza, dans la banlieue de San Salvador, connaît une effervescence peu habituelle: le président de l'Organisation des États américains (OEA) va rencontrer les chefs des deux principales pandillas du pays. L'entretien a lieu dans une grande salle dépouillée de la bibliothèque, surveillée par des dizaines de gardiens qui ont le visage masqué par un passe-montagne.

Les dirigeants des deux bandes, dont les rivalités ont fait des milliers de morts depuis une dizaine d'années, sont installés à quelques mètres les uns des autres. Seule une table les sépare, où siègent José Miguel Insulza, secrétaire général de l'OEA, l'ex-guérillero Raul Mijango et Mgr Fabian Colindres, l'évêque aux armées du Salvador, qui ouvre la séance en appelant au recueillement.

Le secrétaire général de l'OEA félicite, ensuite, les chefs de pandilla pour la paix signée. Le chef de la mara 18, Viejo Lin, lit une déclaration au nom des deux pandill

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