Derrière l'image : quand Cazeneuve est informé d'une «menace d'attentat imminente»

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Le portable du ministre de l’Intérieur tressaute. Jeudi, en fin de matinée, Bernard Cazeneuve est assis au premier rang de la salle Wagram, à Paris (XVIIe), où François Hollande prononce un discours sur la démocratie contre le terrorisme. Sur le smartphone du locataire de Beauvau, un message du patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Patrick Calvar. Un attentat menace de frapper... Dans la journée.

 

Les services de renseignement sont en alerte maximale. Dimanche, une voiture contenant des bonbonnes de gaz a été retrouvée aux abords de la cathédrale Notre-Dame. Le front de Bernard Cazeneuve se plisse à peine. Le ministre fait preuve d’un grand sang-froid. Pas question de montrer le moindre signe de panique. De part et d’autre de la salle, des dizaines de journalistes scrutent les faits et gestes du président, des membres du gouvernement présents dans la salle.

 

Cazeneuve organise de son portable une réunion secrète en urgence

 

Derrière son pupitre, le président est lancé en pleine intervention décisive en cette rentrée tourmentée après le départ d’Emmanuel Macron, démissionnaire de Bercy, et une cascade de sondages catastrophiques. Vite, Cazeneuve pianote des messages aux membres de son cabinet pour monter dans l’urgence une réunion secrète. Elle aura lieu dans la salle de crise du Fumoir, Place Beauvau, à 13 heures, en présence des principaux responsables des services.

 

A la fin du discours présidentiel, après avoir prévenu François Hollande et le Premier ministre, Bernard Cazeneuve file à quelques kilomètres de là, dans son ministère. Il s’agit d’organiser le déploiement des forces de l’ordre dans Paris et en région parisienne dans la plus grande discrétion. Des manoeuvres complexes autour des cibles potentielles. Un mélange de tension et de concentration flotte Place Beauvau. Le ministre enchaîne les réunions. Les patrons des services sont à ...

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  • mlaure13 il y a 10 mois

    Il ne s'agit pas d'un attentat déjoué mais d'un attentat qui a échoué en raison de l'amateurisme de ses auteurs ???...ça sens l'instrumentalisation à plein nez et rappelle étrangement le film "Max (Cazevide) et les ferrailleurs" avec M Piccoli...:-(((

  • 2445joye il y a 10 mois

    Impossible de concilier la sécurité des Français et le respect des grands principes que chérit tant notre Président. Il reste l'auto-défense.

  • dotcom1 il y a 10 mois

    La maire du Ve a eu raison de dénoncer la "grande difficulté d'appréhension de la menace" quand on voit la nonchalence avec laquelle il a traité cet événement gravissime.

  • syjo il y a 10 mois

    De sources autorisées, il paraitrait même qu'il serait plus fort que chuck norris ! C'est dire !!

  • acharbi1 il y a 10 mois

    Je ne suis pas convaincu par les prestations de la police de Gazeneuve, quatre heures pour intervenir sur une voiture avec des bonbonnes de gaz ,signaler en plein cœur de Paris à trois minutes pied de la préfecture de police

  • M3039634 il y a 10 mois

    Ce n'est pas lui qui gère les problèmes, mais il est en charge de la Communication, qu'il assure en tandem avec Hollande.