Derrière Cavani, le désert

le
0
Derrière Cavani, le désert
Derrière Cavani, le désert

Le PSG a fait exploser le Stade rennais dimanche (4-0). Mais si le score est flatteur, il ne doit pas masquer d'inquiétantes lacunes quant à la profondeur de banc parisienne en attaque. Pour voyager loin, Unai Emery va devoir retaper Jesé et Ben Arfa avant le printemps prochain.

C'est peut-être l'image du match, son instant charnière. Pedro Mendes se manque, à quelques encablures de sa surface. Il n'en faut pas plus à Edinson Cavani qui récupère et, de l'extérieur des seize mètres, ajuste Benoît Costil d'un amour de frappe enroulée. Deux à zéro pour Paris face à Rennes, dans une première période insipide où le Goleador uruguayen a sauvé les miches d'Unai Emery. D'abord avec son classique, tête décroisée au premier poteau qui a provoqué le CSC de Gelson Fernandes. Puis avec son bijou de second but. Déjà le quinzième de sa saison toutes compétitions confondues. Problème pour le technicien espagnol, le Matador s'est blessé sur sa réalisation. Or, derrière l'apprenti ornithologue uruguayen, Emery n'a pas 50 000 options, et surtout, pas de vrai numéro 9 de rechange. Il doit néanmoins se tourner à la va-vite vers son banc et improviser un échauffement pour Jesé, qui devait s'attendre à entrer au mieux à l'heure de jeu. Lui, le joueur de percussion, s'installe dans l'axe, et commence réellement son match au retour des vestiaires avec un bel appel en profondeur (46e). Servi par Serge Aurier, il parvient à ajuster un centre du droit qui débouche sur une vraie occasion pour Ángel Di María, lequel frappe néanmoins hors cadre. Pour le reste ? Il fait des efforts pour singer Cavani, récupérer quelques ballons au milieu (48e, 60e). Mais n'affiche pas le même dynamisme dans les courses que le héros du Parc. Ni la même promptitude dans le dernier geste lorsqu'il voit son enchaînement contrôle-frappe facilement détournée en corner (64e, 77e), ou quand il rate un contrôle de balle a priori jouable à proximité des cages rennaises (73e). Le transfuge du Real Madrid paie un temps de jeu famélique – trente minutes en octobre – et un manque de rythme criant. C'est ainsi en spectateur qu'il assiste coup sur coup à la mine d'Aurier (66e), puis au but de loin d'Adrien Rabiot (67e). Et hors jeu qu'il inscrit en deux temps son premier but, logiquement refusé (75e).

Première passe décisive de Ben Arfa


Le symptôme d'une gestion de son banc assez minimaliste depuis le…



Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant