Dernière accélération sur le tapis rouge...

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Dernière accélération sur le tapis rouge...
Dernière accélération sur le tapis rouge...

Il y avait du beau monde à Saint-Denis, dans la Cité du Cinéma, vendredi soir. Dans la rue, les badauds s'interrogent : qui sont les stars du cinéma qui arrivent derrière les vitres teintées ? Sur les murs, les affiches géantes des tournages en cours. Mais sur le tapis rouge, façon Cannes, pas de vedettes du grand écran. Juste les acteurs de la saison automobile réunis pour recevoir leurs récompenses. Il y avait des flashs, des grosses berlines, des bijoux scintillants, des costumes élégants, des robes prodigieuses portées par des jolies femmes : un événement très paillettes en somme pour boucler la boucle de cette année 2013 pleine d'émotion. Mais sur le tapis rouge, ce sont les stars de la Formule 1 qui avaient la cote : les ex-stars, comme Alain Prost ou Emerson Fittipaldi, et surtout les leaders de la dernière saison. Sebastian Vettel en tête, aussi rapide devant les micros que dans une ligne droite de circuit au volant de sa Red Bull.

« Beaucoup de choses vont changer »

Après une journée passée à Viry-Châtillon dans l'usine où est perfectionné son prochain moteur, après avoir grillé volontairement son dernier moteur V8 au Brésil avec ses mécaniciens, l'Allemand n'avait pas oublié son nouveau sacre : « Ici, c'est le dernier acte de cette saison 2013, nous venons récupérer les trophées. C'est sympa d'être ici à Paris. J'ai eu un peu de difficultés pour venir car j'avais égaré mon passeport en passant par la Turquie, mais je suis ici finalement sans problème. Au Brésil, j'ai dit au team d'en profiter. C'est important d'en profiter, nous ne savons pas ce qui peut arriver l'an prochain. Evidemment beaucoup de choses vont changer. Mais nous avons aussi la chance de pouvoir nous améliorer encore. Voyons ce que nous pourrons faire l'an prochain... »

Fernando Alonso, dernier à arriver

Vettel était suivi sur la ligne droite du tapis rouge par un Mark Webber qui a avoué avoir profité de ces dernières semaines pour « manger du chocolat » et passer du temps dans le froid en Angleterre, avant de passer à autre chose avec son projet mené avec Porsche. Un nouveau défi. Et puis on a longtemps attendu Fernando Alonso. Longtemps, très longtemps. Il était le dernier à débouler, et pas parce qu'il attendait avec impatience le tirage au sort de la Coupe du Monde de foot. Il n'était pas au courant que l'Espagne affronterait les Pays-Bas, comme en finale du Mondial 2010. Il était juste bloqué dans le trafic francilien : « Le tirage ? Ce n'est pas de chance pour la Hollande (sourires) ! Je ne savais pas que nous allions jouer les Pays-Bas. Je pense que dans ce groupe, nous ne souffrirons pas beaucoup et que le match contre les Pays-Bas sera le plus intéressant. »

Rendez-vous en 2014

Détendu, au bras de sa fiancée, le pilote d'Oviedo était déjà tourné vers la saison prochaine, après sa deuxième place en 2013, il a déjà la tête tournée vers 2014 : « Dans tous les sports, tu veux être champion, c'est normal car nous sommes compétiteurs. Je pense que la seconde position en Formule 1, pour moi, est un privilège. Dans les temps difficiles que nous connaissons (avec la crise, ndlr), je dois être très content de ma vie et de ma chance. » Et Alonso d'accueillir, visiblement, la venue de Kimi Räikkönen chez Ferrari avec plaisir : « Je suis content, optimiste. Nous avons une opportunité, avec la nouvelle réglementation. Nous devons travailler beaucoup cet hiver. » Et de conclure : « Je suis prêt. » Pour la fête, d'abord, pour la prochaine saison, ensuite. Rendez-vous en 2014?

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