Dernier hiver à Bombay pour les flamants roses

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Flamants roses faisant halte dans la mangrove de Bombay, en janvier.
Flamants roses faisant halte dans la mangrove de Bombay, en janvier.

Un viaduc qui reliera le centre de la mégapole à un nouvel aéroport va être construit dans la mangrove.

Les ornithologues scrutent le ciel de Bombay. Quelques phœnicoptéridés auraient été aperçus, jeudi 10 novembre, volant en altitude au-dessus de la capitale économique de l’Inde, signe que l’arrivée massive des flamants roses est imminente. Comme tous les ans à la mi-novembre, les pêcheurs de la baie qui a donné son nom à la mégapole pourront bientôt contempler le spectacle étonnant de 40 000 oiseaux plantés à marée basse dans la boue de Sewri, une localité au sud-est de la ville, telles des ballerines au repos, alors que la ligne d’horizon toute proche est hérissée d’innombrables torchères de raffineries. Ces volatiles font la fierté d’une ville plus habituée à lire dans les guides touristiques des horreurs sur son niveau de pollution que des louanges sur les petites merveilles animales et végétales qu’elle abrite encore.

Les flamants roses viennent du Gujarat. Ils sont à 90 % de l’espèce naine, très répandue en Inde et en Afrique subsaharienne, le reste étant les grands flamants que l’on retrouve dans le sud de l’Europe. L’été, pendant que la mousson s’abat sur Bombay, ils s’adonnent à leurs amours dans le désert de sel de Kutch, qui chevauche la frontière pakistanaise, et dès que les nouveau-nés ont appris à voler, ils migrent en famille vers la grande agglomération insulaire. Mais, cette année, c’est peut-être la dernière fois qu’ils y prennent leurs quartiers d’hiver. Au mois de janvier, les pelleteuses débarqueront dans le marais de Sewri et donneront le coup d’envoi ...

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  • M7166371 il y a 3 semaines

    déprimant...