Dernier 14 juillet du quinquennat : ménage à trois au sommet de l'Etat

le , mis à jour à 08:35
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Dernier 14 juillet du quinquennat : ménage à trois au sommet de l'Etat
Dernier 14 juillet du quinquennat : ménage à trois au sommet de l'Etat

Autour de la grande table ovale du salon des ambassadeurs, à l'Elysée, l'ambiance est lourde. Les membres du gouvernement se sont interrogés mercredi matin sur la tournure de ce Conseil des ministres. Manuel Valls affiche la mine des mauvais jours. « Il était ostensiblement de méchante humeur », confie l'un des participants. La veille, ignorant les appels du Premier ministre à ce que « tout cela s'arrête », Emmanuel Macron a clamé ses ambitions, lors d'un meeting à la Mutualité, à Paris (V e). Aux micros des matinales télé et radio, plusieurs ministres ont fustigé cette échappée solitaire. L'air est électrique, le silence de plomb... Mais il n'y aura pas de clash. Rien. François Hollande ne dit mot de cette provocation qui agite la classe politique. « Il n'y a pas eu de rappel à l'ordre, et c'est d'ailleurs un problème », confirme un ministre. « C'est le coup de l'édredon ! » s'étouffe un parlementaire, gêné par le silence du chef de l'Etat. Est-ce parce que celui-ci estime que le ministre de l'Economie, aussi remuant soit-il, a pris soin de ne pas aller trop loin ? « Macron a fait applaudir le président. Il a veillé à ne pas franchir de ligne. Chacun a le droit de faire de la politique. Les règles sont celles du collectif », juge-t-on à l'Elysée. « On n'était pas dans l'irrévérence », abonde un ministre.

 

C'est plus tard, à l'hôtel Matignon, que l'exaspération a jailli. Les verres tintent dans les salons du rez-de-chaussée : Manuel Valls accueille les députés et sénateurs de la majorité pour la traditionnelle réception de fin d'année. L'occasion, selon un participant, de « manger un bout de fromage, de boire un verre ». Et, pour le Premier ministre, de taper du poing sur la table. Le chef du gouvernement, comme les hollandais historiques, Stéphane Le Foll et Michel Sapin, sont ulcérés par les embardées de Macron. « Ce que nous devons aux Français, c'est de la clarté, du ...

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