Dermatite atopique : une affaire de barrière

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La peau atopique devient 100 fois plus perméable, laissant pénétrer des molécules beaucoup plus grosses comme les protéines. Cela produit un une réaction inflammatoire, qui ressemble beaucoup à celle de l'eczéma de contact.

On sait depuis longtemps que l'eczéma et le prurit s'améliorent si on réduit la sécheresse cutanée qui caractérise la dermatite atopique. Mais c'est seulement depuis quelques années qu'on comprend mieux les mécanismes en jeu. «On a longtemps pensé que la dermatite atopique était l'expression cutanée, la cible, d'allergies déclenchées ailleurs, notamment d'allergies alimentaires. En fait, c'est plutôt le contraire: il s'agit une maladie cutanée qui peut avoir des conséquences à distance. C'est donc un renversement de conception», note le Pr Jean-François Nicolas. Un renversement dû surtout à l'identification d'une mutation retrouvée chez 30% des malades, celle de la filagrine.

Cette protéine joue un rôle important dans la cohésion de l'épiderme. «La couche cornée externe est formée par l'empilement de 5 à 7 couches de kératinocytes qui se renouvellent constamment à partir de la membrane basale. La filagrine est un constituant important du "natura

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