Députés-patrons : des attachés parlementaires dénoncent leurs conditions de travail

le , mis à jour à 08:17
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Députés-patrons : des attachés parlementaires dénoncent leurs conditions de travail
Députés-patrons : des attachés parlementaires dénoncent leurs conditions de travail

Faites ce que je dis et pas ce que je fais ! Ce proverbe populaire n'a jamais été autant d'actualité... à l'Assemblée nationale. Quand un employeur ne respecte pas le Code du travail, c'est problématique, quand les mauvais patrons sont les députés chargés de voter les lois, l'affaire est cocasse, voire explosive. 2 018 petites mains surdiplômées, appelées « attachés, conseillers ou collaborateurs parlementaires », vivent dans un véritable Far West réglementaire. Et certaines ont décidé de le dénoncer.

 

Dans l'ombre, les attachés assistent de jour comme de nuit nos 577 élus, qui s'offrent leurs services (1 à 5 collaborateurs) pour un salaire moyen de 2 000 à 2 500 € net par mois, grâce à l'enveloppe mensuelle de 9 500 € versée par l'Assemblée. « Heures sup déclarées ou non, travail de nuit récupéré ou non, licenciements éclairs, accès au statut cadre discrétionnaire, augmentations de salaires à la tête du client, médecine du travail zappée, conditions de travail laissées à l'appréciation du seul employeur... les témoignages de ce quotidien où les élus règnent en maître sur les attachés parlementaires sont légion », dénonce l'une de leurs porte-parole, Elsa Foucraut.

 

Un rapport accablant

« Certaines règles du Code du travail ne seraient parfois pas appliquées, ou le seraient mal », révélaient déjà en 2015 un rapport accablant rédigé par deux avocats en droit social reconnus, Gilles Bélier et Aurélie Cormier-Legoff. C'est ce qui vient de pousser le syndicat national FO des collaborateurs parlementaires à envoyer des courriers et à saisir Urssaf, inspection du travail et Sécu pour y mettre de l'ordre. Des actions judiciaires seront aussi lancées.

 

 

Depuis des lustres, le petit personnel du Palais-Bourbon a dû se contenter d'un contrat de droit privé et de dépendre du bon vouloir des employeurs-députés. Le 24 novembre, après plus de dix-huit mois de ...

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  • mlaure13 il y a 2 jours

    Voici ce que nous coûte la pléthore de fonctionnaires depuis Tonton 1er…plus des 2/3 de la dette souveraine soit 15 000 Mrds€ sur 22 000 Mrds€…Rapport établi par la Cour des compte présidée par le PS…Si avec ça, nous n’avons pas encore compris, c’est à désespérer…( je crois que c’est à désespérer) … ils le défendent bec et ongles leur pré carré et leurs prébendes, ces « enc§fumés »

  • nayara10 il y a 2 jours

    Vous,vous prenez les risques pour faire tourner l'entreprise et moi,je vous dicte la modernité sociale

  • BARIL22 il y a 2 jours

    Je suis le Roi je fais ce qu'il me plait.

  • berco51 il y a 2 jours

    Cela étonne t_il quelqu'un ?

  • aiki41 il y a 2 jours

    Rien d'étonnant car rien n'a vraiment changé, nous sommes toujours sous un régime monarchique que les français ne veulent en aucun cas changer. Alors pourquoi toujours se plaindre.......