«Depuis le départ de Kadhafi, nos vies sont devenues normales»

le
0
Les Libyens s'apprêtent à élire samedi leur première assemblée constituante, qui sera notamment chargée de rédiger une Constitution. Fadwa el-Feituri, étudiante qui a pris part à la révolution, refuse de se rendre aux urnes mais savoure sa nouvelle liberté.

Fadwa accepte de se confier sous son vrai nom, car elle n'a «plus peur de se faire tuer». Passionnée par la politique, cette jeune femme étudie à Benghazi, berceau de la révolution libyenne, pour devenir dentiste. Fadwa a pris part aux manifestations contre Mouammar Kadhafi, en descendant dans la rue et en relayant sur les réseaux sociaux des informations sur les exactions commises par le régime jusqu'à sa chute en août 2011.

Fadwa refuse toutefois de voter samedi pour élire la nouvelle assemblée constituante qui sera chargée de rédiger une Constitution et de désigner un gouvernement. «J'étais très heureuse et enthousiaste à l'idée de voter, mais je ne le suis plus», explique l'étudiante au Figaro. «Je suis très déçue par le Conseil national de transition, (CNT). Le CNT ne cherche pas à réduire les injustices les inégalités.»

Une interview donnée par le président du CNT a achevé de la convaincre. «J'ai entendu Mustafa Abdul-Jalil expliquer que "l

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant