«Depuis 2001, les terroristes se sont convertis au low cost»

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INTERVIEW - Après la disparition de sa figure tutélaire, l'organisation terroriste devrait rencontrer plus de difficultés pour récolter des fonds, argumente Mickaël Roudaut, administrateur à la direction des Affaires intérieures de la Commission européenne.

Quel effet peut avoir la mort de Ben Laden sur les finances d'al-Qaida?

Mickaël R. Roudaut* - La disparition de la figure de proue du mouvement demeure avant tout symbolique même si elle n'est évidemment pas de nature à arranger les affaires du réseau terroriste. Mais celui qui fut surnommé le «milliardaire terroriste» ne semble avoir que marginalement financé le djihad sur ses fonds propres, et ce jusqu'en 1994 seulement, date à laquelle l'Arabie saoudite a gelé son héritage.

D'une façon générale, al-Qaida n'a plus le vent en poupe. Son socle idéologique s'est fissuré, différents idéologues du fondamentalisme islamique s'étant désolidarisés du terrorisme depuis 2009. Désormais avec la mort de Ben Laden, qui sera la nouvelle figure du mouvement? Qui fera les vidéos et enregistrements vocaux? Cette personne n'aura sans doute pas la même autorité morale. Il est donc possible que l'on assiste à un phénomène de désolidarisation. Différents réseaux terrori

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