Déprimés, les marchés européens accentuent leurs pertes

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LES MARCHÉS EUROPÉENS DÉPRIMENT ET ACCENTUENT LEURS PERTES
LES MARCHÉS EUROPÉENS DÉPRIMENT ET ACCENTUENT LEURS PERTES

PARIS (Reuters) - Déprimées par un nouvel indicateur inquiétant en provenance d'Allemagne, les Bourses européennes accentuent leurs pertes mardi à mi-séance en dépit de la perspective d'une stabilisation de Wall Street en ouverture.

L'indice ZEW, qui mesure le sentiment des investisseurs et analystes, a reculé à -3,6 en octobre, en baisse pour le dixième mois d'affilée et en territoire négatif pour la première fois depuis novembre 2012, faisant craindre une rechute en récession pour la première économie européenne.

Au même moment a été annoncé un recul de 1,8% de la production industrielle de la zone euro en août qui n'a pas davantage rassuré sur les perspectives économiques en Europe.

À Paris, le CAC 40 perdait 35,15 points ou 0,86% à 4.043,55 points à 13h00. Le Dax reculait de 0,72% à Francfort et le FTSE de 0,51% à Londres.

L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 abandonne 1,06% et l'EuroFirst 300 0,96%.

A ce stade, les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture stable pour le Dow Jones et en hausse d'environ 0,3% pour le S&P-500, après leur décrochage de la veille.

En plus des indicateurs, les Bourses européennes du Vieux-Continent pâtissent de premiers résultats décevants pour le troisième trimestre en Europe.

Plus mauvaise performance du FTSE-100 à Londres, le groupe de luxe Burberry décroche de 4,3% après avoir reconnu que ses conditions de marché devenaient plus difficiles. Son concurrent et compatriote Mulberry chute de 10% après avoir averti sur ses résultats et LVMH, le leader du secteur, perd 1,4% à Paris dans l'attente de son chiffre d'affaires publié après la clôture.

"Ces premiers résultats inférieurs aux attentes ne sont clairement pas de bon augure pour les publications à venir", observe Manoj Ladwa, responsable du trading chez TJM Partners à Londres.

A la hausse, Iliad, la maison mère de Free, bondit de 11%, de loin la meilleure performance du FTSEurofirst 300, après avoir renoncé à reprendre T-Mobile, la filiale américaine de Deutsche Telekom. Sa décision est bien vue des investisseurs et relance les spéculations sur la consolidation dans le secteur des télécoms, ce dont profitent aussi Bouygues (+3,1%) et Altice (+2,9%).

Egalement en vue, Daimler gagne 2,4% à Francfort, plus forte hausse de l'EuroStoxx 50, après avoir fait état d'une forte progression de sa génération de trésorerie au troisième trimestre.

Sur le marché des changes, l'euro, en baisse de 0,8% à 1,2650 dollar à la mi-journée, pâtit du mauvais indice ZEW d'octobre qui a par ailleurs fait tomber le taux de l'emprunt d'Etat allemand à 10 ans à un nouveau plus bas record de 0,85%.

Sur le marché pétrolier, le baril de Brent poursuit sa glissade sous les 88 dollars alors que l'Agence internationale de l'énergie a revu en forte baisse ses prévisions de demande pour 2015.

(Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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  • m1h le mardi 14 oct 2014 à 13:31

    Vous êtes déprimeé Véronique.