Dépistage d'Alzheimer: des médecins réticents

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Le collège national des généralistes enseignants se demande s'il est éthique d'annoncer à un patient un début d'Alzheimer quand on ne dispose pour l'instant d'aucun moyen de freiner l'évolution de la maladie

Quel est l'intérêt d'un diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer? Si un traitement était disponible pour freiner l'évolution de la maladie, un tel diagnostic serait précieux. En réalité, à ce jour, aucune thérapeutique n'a démontré qu'elle pouvait prévenir l'aggravation du mal, même mise en œuvre dès les premiers troubles. Dans ce contexte, le collège national des généralistes enseignants, dans un communiqué daté du 19 juin, s'insurge - poliment - contre une recommandation de la Haute Autorité de santé (HAS) demandant aux médecins généralistes de «faire un diagnostic précoce», notamment en cas de troubles de la mémoire, y compris en cas de troubles cognitifs légers (TCL) (avec un risque d'évolution vers la démence non négligeable, mais mal évaluée).

«Alors que la démarche diagnostic est complexe, la Haute Autorité de santé ne précise pas les critères diagnostiques des troubles cognitifs légers, explique le collège. Ce flou p

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