Dépistage après l'apparition de cas de bilharziose en Corse

le
0

PARIS (Reuters) - Toutes les personnes qui se sont baignées l'été, entre 2011 et 2013, dans la rivière Cavu, en Corse-du-Sud, sont invitées à consulter leur médecin traitant après l'apparition de cas groupés de bilharziose urogénitale.

La Direction générale de la santé (DGS) suit les recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), consulté lorsque plusieurs cas ont été diagnostiqués fin avril chez des touristes français et allemands.

Le HCSP "recommande de pratiquer un diagnostic chez toutes les personnes exposées, c'est-à-dire ayant eu un contact cutané même bref avec de l'eau de la rivière Cavu", proche de Porto-Vecchio, de juin à septembre, indique un communiqué.

Les personnes exposées devront consulter leur médecin mais sans caractère d'urgence, car les complications ne surviennent qu'à long terme, précise la DGS.

Le dépistage se fera par une simple prise de sang et un traitement antiparasitaire par voie orale en une prise sera prescrit si le résultat s'avère positif.

La bilharziose urogénitale est une maladie due à l'infestation par un ver parasite présent dans l'eau douce. Les larves de vers, libérées par l'escargot hôte (le bulin) vivant dans l'eau, pénètrent chez l'homme en se frayant un passage à travers la peau.

Sans traitement, "les larves peuvent persister des années dans l'organisme et entraîner des complications", indique la DGS.

Un arrêté préfectoral pris ce lundi interdit toute baignade ou immersion partielle dans le cours d'eau Cavu sur les communes de Conca et Zonza.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant