Départements, régions : Valls veut un redécoupage

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Départements, régions : Valls veut un redécoupage
Départements, régions : Valls veut un redécoupage

La volonté politique de réduire le nombre de régions et de supprimer des échelons administratifs se confirme. Ce mardi, lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Manuel Valls a proposé «de réduire de moitié le nombre de régions» d'ici 2017, et de supprimer les conseils départementaux (nouvelle appellation des conseils généraux) «à l'horizon 2021».

 

La situation des comptes publics ne donne pas vraiment le choix à Manuel Valls : pour faire des économies, cette réforme semble incontournable.

En janvier déjà, à l'occasion de sa conférence de presse de rentrée, le président François Hollande avait évoqué une nécessité de procéder à un remodelage du territoire. «Notre organisation territoriale devra être revue afin d'en finir avec les enchevêtrements, les doublons et les confusions» de compétences, expliquait alors le chef de l'Etat.

Il existe aujourd'hui 26 régions en France (dont 22 en métropole). La moitié d'entre elles devraient donc être supprimées. Les fusions  de l'Alsace et de la Lorraine, de la Bourgogne et la Franche-Comté, de la Haute et de la Basse-Normandie sont par exemple régulièrement évoquées. En Picardie, certains élus se sont déjà mobilisés plusieurs fois, à titre préventif contre un éclatement de leur région.

Le président PS de la région Bourgogne, François Patriat s'est «engagé» mardi à discuter avec la Franche-Comté. «Je m'engage d'ores et déjà à entamer les discussions avec la région Franche-Comté afin de mutualiser les moyens et les compétences majeures entre nos deux régions : transports, formation professionnelle, développement économique», écrit dans un communiqué M. Patriat.

Une nouvelle carte intercommunale

Manuel Valls a également décidé «d'engager le débat sur l'avenir des conseils départementaux», amenés à disparaître. «Je vous propose leur suppression à l'horizon 2021», a-t-il ...

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  • M5441845 le mardi 8 avr 2014 à 20:52

    A noter que quand Sarko a voulu faire la même chose, les élus régionaux et départementaux majoritairement a gauche étaient vent debout... En outre la seule réforme qu'il a fait , modeste certes, mais non négligeable, de fusionner élus régionaux et départementaux a été annulé par la gauche dés son retour au pouvoir. Bon courage Manuel!

  • uran le mardi 8 avr 2014 à 20:21

    La France est un pays rural au niveau de la géographie. Le problème est que les 90% de gens qui vivent en ville prétendent imposer leur loi aux 10% qui vivent en zone rurale.

  • frk987 le mardi 8 avr 2014 à 18:20

    Les communes n'ont plus raison d'être, de 36000 il faudrait passer à 4000, les départements c'est du folklore historique, quant aux cantons c'est une survivance de la France rurale qui n'existe plus. Ah ça va faire mal au 600.000 zélus !!!!!

  • frk987 le mardi 8 avr 2014 à 18:14

    Ras le bol de ces "régions" avec 2 départements pendant que d'autres en ont 10 et plus et ne correspondent à aucune entité économique si ce n'est de la guéguerre entre les composants. Que vient fiche Grenoble avec Lyon, que vient fiche Gap avec Marseille, etc.....

  • M4896128 le mardi 8 avr 2014 à 17:37

    Les départements avaient été dessinés en 1789 pour que tout point soit à une journée de cheval. Aujourd'hui, il faut logiquement garder les régions et abandonner les départements = une strate du mille feuilles en moins, une élection en moins, moins de représentants à rémunérer (4 "nouveaux" sénateurs par région (= 90 représentants) contre 348 "anciens" sénateurs actuellement = meilleure efficacité, beaucoup d'économies.