Départementales - Tarn-et-Garonne : la chute de la maison Baylet

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Le tout sauf Baylet a eu raison du patron de La Dépêche du Midi qui régnait sur le département depuis 30 ans.
Le tout sauf Baylet a eu raison du patron de La Dépêche du Midi qui régnait sur le département depuis 30 ans.

L'emprise de Jean-Michel Baylet se réduit comme peau de chagrin. Le président des radicaux de gauche (PRG) a été contraint d'abandonner en rase campagne la présidence du Tarn-et-Garonne. L'homme qui dirigeait depuis trente ans le département hérité de sa mère, Évelyne Baylet, première femme élue à la tête d'un conseil général en 1970, aura pu constater jeudi matin à Montauban, impuissant, les dégâts d'une exaspération partagée aussi bien sur sa droite que sur sa gauche. Ni son nom ni son parti, jadis si intimement liés, ne font plus consensus entre Tarn et Garonne. Pire, ils provoquent désormais le rejet."Je suis le seul élu de ce département élu au premier tour. La légitimité, elle est là", proteste l'élu du canton de Valence d'Agen, dernier réduit d'un fief électoral qui s'étendait jadis bien au-delà des frontières départementales, défendues avec pugnacité quand Manuel Valls annonçait leur disparition. Les "sans culottes" ni étiquettes qui ont détrôné le dernier empereur républicain du Sud-Ouest auraient-ils exécuté le Robespierre du cassoulet ? Nul ne le sait, puisque le chef de parti qui organisait la résistance des élus ruraux au palais du Luxembourg contre la démantèlement des prérogatives départementales n'a pas pris le risque d'affronter le vote de ses pairs. En envoyant à sa place une improbable Marie Antoinette radicale sur l'échafaud, le "fistonné" du Tarn-et-Garonne a évité un nouveau camouflet personnel,...

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