Départementales : le sulfureux candidat FN qui séduit Saint-Trop

le
0
Vue de Saint-Tropez, où le binôme frontiste arrive en tête du premier tour de la départementale.
Vue de Saint-Tropez, où le binôme frontiste arrive en tête du premier tour de la départementale.

Le nouveau maire FN de Cogolin a de l'appétit pour les formules-chocs. Marc-Étienne Lansade, qui a ravi à la droite cette petite ville du Var en mars 2014, tweetait dimanche soir : "Au regard des résultats obtenus dans les villes gérées par le FN, un seul slogan : l'essayer c'est l'adopter !" À Cogolin, c'est vrai, le binôme frontiste a fait fort : Éric Masson et Laëtitia Picot, deux adjoints de Marc-Étienne Lansade, ont récolté au premier tour 53,31 % des voix. Leur succès va plus loin : ils arrivent en tête, et souvent assez largement, dans la quasi-totalité des communes du canton de Sainte-Maxime. Y compris à Saint-Tropez, où ils atteignent 41,28 % des voix.

La ville est pourtant un bastion de la droite depuis des années. En 2012, les Tropéziens ont voté à près de 80 % pour Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle et à 65 %, lors des législatives, pour le candidat UMP (contre 35 %, certes, pour son rival frontiste). Deux ans plus tard, l'hôtel de ville s'est joué entre différentes listes de droite. Et Saint-Tropez vit grâce à la manne des riches touristes étrangers, qui y a largement amorti l'impact de la crise.

Démêlés judiciaires

La réputation sulfureuse d'Éric Masson avait, en outre, de quoi lui causer quelque tort. Le premier adjoint au maire de Cogolin, ex-brigadier-chef, a en effet été révoqué de ses fonctions dans la police municipale de Cannes l'été dernier pour avoir effrayé des employés de...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant