Départementales : le PS met la pression sur ses alliés

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Départementales : le PS met la pression sur ses alliés
Départementales : le PS met la pression sur ses alliés

« Il y a le feu au lac », selon le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Certes, le socialiste Frédéric Barbier a gardé son siège dans le Doubs. Mais la montée en puissance du FN est telle qu'aux yeux des socialistes elle impose à la gauche de s'unir sous peine de connaître une bérézina lors des départementales.

Hier, les ténors de la majorité sont donc montés d'un cran pour mettre la pression sur leurs alliés communistes, écologistes et radicaux de gauche. « Ce scrutin doit sonner comme le signal du rassemblement, a ainsi appelé Claude Bartolone, le président de l'Assemblée. La gauche n'a pas vocation à être le spectateur ou le commentateur de la marche de l'extrême droite vers le pouvoir. » Même appel du pied de Cambadélis sur France Info. « Le FN est en dynamique, perturbe l'UMP, et l'absence d'unité réelle entre les forces de gauche lui donne des capacités de se déployer », estime-t-il.

Des discussions difficiles

A partir de demain s'ouvre le dépôt des candidatures pour les départementales. Or plus la gauche est désunie, plus elle prend le risque de ne pas franchir le seuil nécessaire pour se qualifier au second tour (arriver dans les deux premiers ou obtenir au moins 12,5 % des électeurs inscrits). Avec au final un bénéficiaire, le FN, qui « est très haut », reconnaît l'expert électoral du PS Christophe Borgel. « Le FN peut très bien se qualifier pour le second tour dans un quart des cantons (NDLR : sur un total de 2 054) », estime-t-il. Sur ces 500 cantons, la gauche pourrait « être éliminée dans plus de 300 ». Notamment en raison de ses divisions. Avec les partenaires, notamment écologistes ou communistes, « les discussions n'avancent pas », regrette Borgel. Les départements comme la Seine-Saint-Denis où la gauche a su trouver de larges terrains d'entente ne sont qu'une poignée.

Dans le collimateur se trouvent Jean-Luc Mélenchon mais aussi ces écologistes qui plaident ...

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