Départementales 2015 : la vague FN va-t-elle s'abattre sur le Nord-Pas-de-Calais ?

le
0
Steeve Briois (à gauche) a été élu maire de Hénin-Beaumont (62) en mars 2014.
Steeve Briois (à gauche) a été élu maire de Hénin-Beaumont (62) en mars 2014.

C'est devenu "le" sujet de préoccupation. La montée du Front national en Nord-Pas-de-Calais fait l'objet de tous les pronostics puisque le parti de Marine Le Pen pourrait bien rafler au final deux cantons dans le Nord, voire trois (sur 41), ainsi que trois, voire quatre, dans le Pas-de-Calais (sur 39), dans une région historiquement socialiste. Si aucun candidat n'ose officiellement s'avancer sur des chiffres précis, tous sont d'accord pour dire qu'il faudra désormais compter avec des conseillers départementaux frontistes lors du prochain mandat. Mais dans quelle proportion ?

"Si l'on se réfère aux votes des dernières élections européennes, ce serait 18 cantons* dans le Pas-de-Calais et 9 cantons** dans le Nord qui atteindraient 40 % de votes FN au premier tour", calcule Joël Gombin, chercheur à l'université de Picardie, spécialiste du vote Front national. Même si Marine Le Pen n'est plus candidate comme en 2014, ces élections départementales devraient enregistrer le même niveau d'abstention (57,02 % sur la circonscription Nord-Ouest en 2014), le redécoupage des cantons pouvant décourager certains électeurs. "Le contexte socio-économique est sensiblement le même qu'à l'époque, toutes les conditions sont donc réunies pour reproduire les mêmes scores", ajoute Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille.

"Pour un parti, pas pour un candidat"

Si les poids lourds socialistes sortants - Françoise Rossignol à Arras, le président sortant...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant