Départ de Macron : «Pour Hollande, c'est douloureux»

le , mis à jour à 07:00
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Départ de Macron : «Pour Hollande, c'est douloureux»
Départ de Macron : «Pour Hollande, c'est douloureux»

Un être vous manque... et vous êtes isolé. Mercredi, lors du premier Conseil des ministres depuis la démission d'Emmanuel Macron, le président a pris la parole pour revenir sur le contexte politique épineux. « Il n'y a pas de plus grande gloire que de servir son pays, lance-t-il. Il n'y a pas de réussite possible sans action collective. » Entre les lignes, une flèche décochée à son ex-chouchou, cette personnalité politique qu'il a sortie de l'anonymat en le nommant à Bercy, il y a deux ans. Et désormais envolé pour se consacrer à son mouvement, En marche !, et scintiller sous les feux de la rampe médiatique.

 

Le « roi de la synthèse » perd ses soutiens

 

« Le coup est rude », admet un membre du gouvernement. « C'est un élément supplémentaire dans la décomposition du moment », soupire un autre. « C'est évidemment un affaiblissement politique et un événement psychologiquement douloureux », poursuit-il. Avec le départ du fils prodigue, le président perd aussi un ministre populaire et se retrouve avec une majorité qui diminue comme peau de chagrin. « C'est la marche inexorable vers le rétrécissement de la majorité entamé avec le départ de Cécile Duflot », estime le député (PS) frondeur Christian Paul. Croqué en « roi de la synthèse », François Hollande aura vu, durant son mandat, son camp voler en éclats. Il a d'abord perdu les écologistes « historiques », puis les tenants de l'aile gauche des socialistes, et maintenant son flanc droit se délite ! « Hollande est un fin politique. Mais on ne sait jamais ce qu'il pense vraiment. Il y a toujours avec lui un billard à quinze bandes. Il est droit comme... un S », relève un ministre.

 

Reste qu'à huit mois de la présidentielle, un fidèle du président s'inquiète de la multiplication des candidatures, dans une lettre ouverte publiée hier. « Si nous partons divisés, nous serons affaiblis, écrit Didier Guillaume, le ...

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  • schalle6 il y a 12 mois

    Tôt où tard, où que vous soyez, qui que vous soyez, avec toutes les supercheries possible.... la capacité et la valeur réelle d'un homme, rattrape toujours l'imposteur, quel qu'il soit !

  • jyth01 il y a 12 mois

    Pas étonnant, un pâle imitateur n'est pas un leader ou un entrepreneur. La synthèse a toujours été une fumisterie socialiste et le symptôme d'une incompétence et donc d'une incapacité à décider

  • janaliz il y a 12 mois

    C'est douloureux ! La loi qu'il a fait voter permet d'y remédier...