Dépakine-Tous les "responsables" doivent payer, dit Touraine

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    PARIS, 4 septembre (Reuters) - L'Etat n'exclut pas de se 
retourner contre d'"autres responsables" dans l'affaire de la 
Dépakine, un antiléptique controversé commercialisé par Sanofi 
 SASY.PA  depuis 1967 en France, a déclaré dimanche Marisol 
Touraine.    
    Le gouvernement a annoncé la semaine dernière la mise en 
place d'un fonds d'indemnisation pour les victimes de ce 
médicament qui aurait été consommé par plus de 14.000 femmes 
enceintes entre 2007 et 2014 alors que le risque de 
malformations congénitales était connu  IDnL8N1B51RM . 
    "L'Etat va indemniser et s'il pense que d'autres 
responsables que l'Etat sont en jeu, alors il se retournera 
contre ces responsables", a dit la ministre de la Santé dans 
l'émission "Le Grand Jury" (RTL-Le Figaro-LCI).  
    "Ce qui compte pour moi, c'est que les victimes soient 
indemnisées rapidement et simplement. Donc on ne va pas 
chipoter, parce que les victimes ont assez souffert comme ça", 
a-t-elle souligné.  
    "On ne va pas demander aux victimes de passer par le 
parcours du combattant après être passées par le parcours de la 
souffrance." 
    La ministre de la Santé a par ailleurs émis des réserves sur 
la proposition du député socialiste Gérard Bapt d'instaurer une 
taxe sur les produits de santé pour financer le fonds 
d'indemnisation  .  
    "Je suis pour que ceux qui sont responsables payent et pas 
pour que tout le monde mette au pot", a-t-elle dit.  
    "Prenez la situation du Mediator, ça voudrait dire que 
d'autres laboratoires qui n'y étaient pour rien auraient mis au 
pot et Servier aurait pu dire 'c'est moi qui suis responsable 
mais c'est les autres qui payent'", a-t-elle ajouté, en 
référence au scandale du Mediator du laboratoire Servier.  
    A la suite de la publication d'un rapport des autorités 
sanitaires françaises fin août sur la Dépakine, Sanofi a indiqué 
qu'il allait analyser les résultats de l'étude.  
    Selon l'Association d'aide aux parents d'enfants souffrant 
du syndrome de l'anticonvulsivant (Apesac), la Dépakine pourrait 
avoir fait plus de 50.000 victimes depuis sa commercialisation.  
 
 (Marine Pennetier, édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 

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