Dénoncer la violence subie par les femmes : oui, mais comment ?

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Le projet Crocodiles de Thomas Mathieu est basé sur le recueil de témoignages de victimes.
Le projet Crocodiles de Thomas Mathieu est basé sur le recueil de témoignages de victimes.

Fallait-il exposer les planches de BD du dessinateur belge Thomas Mathieu, square Charles de Gaulle à Toulouse, dans le cadre de la journée internationale des violences faites aux femmes ? Non, a décidé le maire de la Ville rose. Selon lui, la décision a été prise il y a deux mois au vu de la crudité du travail du dessinateur. Ses planches, issues de témoignages réels, illustrent en effet sans prendre de gants le harcèlement et le sexisme ordinaires contre les femmes. Dans l'une d'elles notamment, une jeune fille subit une sodomie de son compagnon dans sa salle de bain, contre son gré. Les planches proviennent de l'album Les Crocodiles (éd. Le Lombard), réalisé d'après le tumblr du dessinateur. Selon le PS, une élue UMP, Laurence Katzenmayer, aurait estimé en réunion de commission que ces planches affichaient un langage "vulgaire" et "immoral", ce que cette dernière dément. "Si les échanges durant cette réunion ont bien porté sur le caractère provocateur et parfois vulgaire de certains textes, je n'ai jamais parlé d'immoralité pour indiquer mes réserves sur ce projet", a-t-elle expliqué au Monde.Quant à l'auteur des planches, il reconnaissait la crudité de son travail : "Je ne mettrai pas mon album dans les mains d'un petit enfant", pouvait-on lire mardi dans Le Monde. Mais il s'insurgeait contre les accusations de vulgarité : "Il est délicat pour une victime qui m'a confié son histoire et dont j'ai...

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