Dempsey suggère un rôle accru des conseillers militaires US en Irak

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WASHINGTON, 13 octobre (Reuters) - Le général Martin Dempsey, président de l'état-major interarmes des forces armées américaines, a laissé entendre dimanche que les Etats-Unis, qui ont exclu d'envoyer des troupes terrestres contre l'Etat islamique, pourraient néanmoins accentuer leurs missions de conseil et d'assistance aux forces irakiennes. Depuis les premières frappes américaines contre l'organisation djihadiste en Irak, le 8 août, Washington a constitué une coalition armée qui attaque depuis les airs des cibles de l'Etat islamique tant en Irak qu'en Syrie. En Syrie, l'effort principal ces derniers jours a porté sur la ville kurde de Kobani, sur la frontière turque, assiégée depuis près de quatre semaines par les djihadistes. (voir ID:nL6N0S71E2 ) En Irak, des attentats à la bombe ont fait dimanche pour la deuxième journée d'affilée plusieurs dizaines de morts. (voir ID:nL6N0S70HS ) Barack Obama, qui s'est fait élire en 2008 sur la promesse d'un retrait des troupes d'Irak, a clairement précisé qu'il n'était pas question que les Etats-Unis s'engagent dans une nouvelle guerre terrestre en Irak, dont ils se sont retirés en 2011. Mais le général Dempsey a indiqué dimanche que les troupes américaines auraient certainement à jouer un rôle plus important au sol au côté des forces irakiennes. "Mossoul sera sans doute dans un avenir plus ou moins proche la bataille décisive de la campagne terrestre", a-t-il dit sur ABC en évoquant la principale ville du nord de l'Irak que l'Etat islamique a pris début juin mais que le gouvernement irakien a promis de récupérer. "Mon point de vue, c'est qu'à ce moment-là, du fait de la complexité de cette bataille, il faudra un niveau différent de conseil et d'assistance", a-t-il ajouté. Le général Dempsey avait déjà évoqué le mois dernier au Congrès la possibilité qu'il préconise une présence militaire américaine au sol. Pour l'heure, les forces américaines ont franchi un cap en utilisant pour la première fois la semaine dernière des hélicoptères d'attaque Apache en appui aux forces irakiennes dans la province d'Anbar, à l'ouest de Bagdad. L'emploi de ces hélicoptères, qui volent à basse altitude et sont donc plus vulnérables, est beaucoup plus risqué que les chasseurs-bombardiers qui avaient jusque-là mené seuls les opérations aériennes. L'ordre a été donné parce que les djihadistes étaient sur le point de défaire une unité de l'armée irakienne et auraient pu mener l'assaut contre l'aéroport de Bagdad, à l'ouest de la capitale, a expliqué Dempsey. "Il n'en était pas question, nous avons besoin de cet aéroport", a-t-il ajouté. (Valerie Volcovici; Henri-Pierre André pour le service français)

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