Démission du préfet soupçonné d'avoir fait payer ses P-V par l'État

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L'enquête sur le préfet indélicat a été confiée à la police des polices, laissant celui-ci hors de la justice ordinaire qui s'applique aux citoyens dans le même cas...
L'enquête sur le préfet indélicat a été confiée à la police des polices, laissant celui-ci hors de la justice ordinaire qui s'applique aux citoyens dans le même cas...

Jean-Jacques Debacq a "présenté sa démission au ministre de l'Intérieur" Manuel Valls, "qui l'a acceptée", a déclaré Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère. "C'est la seule décision qui s'imposait", a ajouté le porte-parole, précisant que le haut fonctionnaire avait "pris sa décision sans attendre les conclusions" de l'enquête qui est toujours en cours. Le préfet Debacq, interrogé mardi après-midi par l'AFP, s'est refusé à tout commentaire.

Aux frais de la princesse

Une enquête a été ouverte le 30 septembre par l'Inspection générale de l'administration (IGA) du ministère de l'Intérieur, pour déterminer si M. Debacq a fait payer par son administration ses contraventions routières comme l'a assuré le site d'information Mediapart (lire notre article). Selon les premiers éléments de cette enquête, ce haut fonctionnaire aurait "fait payer par son administration", c'est-à-dire par le Trésor public, des contraventions routières dont son véhicule de fonction, une Peugeot 508, a fait l'objet. Un peu plus d'une dizaine, selon les tout premiers éléments d'enquête qui "restent à affiner" et "à confirmer". Pas vu, pas pris

Il aurait également échappé au retrait de points sur son permis de conduire que les infractions auraient dû normalement entraîner. Ces révélations avaient suscité de vives réactions des associations de prévention routière. Jean-Jacques Debacq, 60 ans, a été nommé en 2006 directeur du Projet...

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