Démission du ministère de la Santé : le haut fonctionnaire s'explique

le
2
Démission du ministère de la Santé : le haut fonctionnaire s'explique
Démission du ministère de la Santé : le haut fonctionnaire s'explique

Une lettre de démission lapidaire au directeur général de la Santé, accompagnée d'un rapport au vitriol destiné à l'inspection générale des affaires sociales (Igas). Dévoilée samedi sur Leparisien.fr, la démission, vendredi, de Thomas Dietrich, haut fonctionnaire de 25 ans responsable du secrétariat général de la Conférence nationale de santé (CNS), n'est pas passée inaperçue. Dans sa « contribution » au rapport que doit rédiger l'Igas sur la démocratie en santé, Thomas Dietrich dénonce une « mascarade de démocratie » et raconte sur 28 pages les pressions de sa hiérarchie pour orienter les avis de la CNS, organe indépendant constitué de 120 membres, pour beaucoup usagers de la santé.

Déjà, rapporte le démissionnaire, l'avis sur la fin de vie, jugé trop frileux, « n'avait pas plu au ministère ». La disgrâce est venue lorsque la CNS a voulu lancer un débat national sur la vaccination. Le ministère s'y est opposé, avant de créer un organisme concurrent : l'Institut pour la démocratie en santé, dirigé par une ex-conseillère de Marisol Touraine, qui voulait, écrit le fonctionnaire, « s'assurer que la démocratie en santé serait à sa botte ». Trois jours après sa démission, Thomas Dietrich nous explique sa démarche de « lanceur d'alerte ».

Vaines alertes en interne. « Comme la loi l'exige, l'an dernier j'ai alerté plusieurs fois le directeur général de la Santé, Benoît Vallet, sur l'absence d'indépendance de la CNS, notamment sur la question de la vaccination, un grand sujet sur lequel un cabinet ne peut décider seul sans tenir compte de l'avis des gens du terrain. Considérant fin décembre que ces alertes n'avaient pas été entendues, j'ai dit que je partirais fin février. Vendredi, j'ai envoyé ma démission et j'ai distribué aux membres de la Conférence le rapport de 28 pages destiné à l'inspection générale des affaires sociales pour qu'ils sachent ce qui se passe en ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M2734309 il y a 10 mois

    Même pas étonné !

  • M1589075 il y a 10 mois

    Je ne ferai pas confiance à Marisol Touraine qu'on dit autoritaire sur d'elle même s'appuyant sur des principes et idées à elle. Sauf que là c'est dévoilé alors que va t-on faire et bien je parie que rien ne sera fait et que Marisol imposera ses idées ses copines ...