Démission de six ministres au Maroc : l'Istiqlal «joue avec le feu»

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Démission de six ministres au Maroc : l'Istiqlal «joue avec le feu»
Démission de six ministres au Maroc : l'Istiqlal «joue avec le feu»

Le Maroc est soumis à une forte pression après que les six ministres du parti conservateur Istiqlal ont remis leur démission du gouvernement islamiste dirigé par Abdelilah Benkirane, dont le parti de l'Indépendance est le principal allié, mais avec lequel les relations se sont dégradées. Se disant en désaccord avec la politique du Premier ministre islamiste, qu'il juge «autoritaire», l'Istiqlal avait déjà annoncé son intention de quitter le gouvernement. Le parti explique que ce retrait est «une décision historique qui confirme l'indépendance et la volonté de mettre en place des institutions marocaines démocratiques».

Ces démissions risquent de plonger le pays dans la crise et provoquer des élections anticipées si les islamistes du Parti justice et développement (PJD), de Benkirane, arrivés au pouvoir fin 2011 dans le sillage du Printemps arabe, ne parviennent pas à trouver un nouvel allié de poids. Le PJD assure ne pas craindre la perspective d'élections anticipées en cas d'échec des négociations avec d'autres alliés. Certains y voient déjà une lutte d'influence entre le roi Mohamed VI et son Premier ministre islamiste. Mais, le roi est sorti du silence et a exhorté Istiqlal à rester au gouvernement.

Interrogé par le Parisien.fr, jeudi, l'ancien ministre de la Communication, Khalid Naciri, fin connaisseur des rouages au Maroc, estime que Istiqlal «joue avec le feu» dans un contexte où tous les regards se tournent vers l'Egypte plongée dans une grave crise avec des violences meurtrières. Son parti, le PPS (socialiste), allié traditionnel de l'Istiqlal dans le précédent gouvernement et membre de l'actuel, «regrette» la décision de l'Istiqlal à «un moment crucial où des réformes importantes sont en cours pour sortir le Maroc de la crise».

En quittant la coalition au pouvoir, le parti de l'Indépendance, placé juste derrière les islamistes aux dernières élections, peut-il provoquer une grave ...

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