Démission de Macron : Valls et Hollande dénoncent une démarche trop personnelle

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Démission de Macron : Valls et Hollande dénoncent une démarche trop personnelle
Démission de Macron : Valls et Hollande dénoncent une démarche trop personnelle

Emmanuel Macron n'était pas ce mercredi matin au Conseil des ministres. L'ancien ministre de l'Economie, après avoir annoncé sa démission mardi, a rendu toutes les clés de Bercy à Michel Sapin, qui ajoute donc à son portefeuille des Finances celui de l'Economie.

La passation de pouvoirs a donné l'occasion au nouvel homme fort de Bercy de glisser quelques petits messages à Emmanuel Macron sur ce qu'il doit à François Hollande où sur l'utilité d'un ministre. Plusieurs poids lourds du PS ont également fait part de leurs interrogations sur cette démission. Voire de leur désapprobation.

 

Interrogé à ce sujet dans l'après-midi, le Premier ministre a fait valoir qu'il avait pour principe «la loyauté», n'hésitant pas à qualifier de «désertion» la démission d'Emmanuel Macron. 

 

«Chacun son itinéraire, son destin, en tenant compte aussi des principes... Vous savez, moi, j'ai un principe : c'est la loyauté, la loyauté à l'égard du président de la République, bien sûr, mais pas seulement, la loyauté vis-à-vis des Français (...) Dans ce moment-là, on ne peut pas partir, on ne peut pas déserter », a lâché Manuel Valls.

 

Et d'ajouter qu'il «n'y a pas de place pour les aventures individuelles, il n'y a de place que pour un combat collectif» Avant cette ultime pique d'adieu : «On ne s'improvise pas candidat à la présidentielle.»

 

Fragilisé, Hollande ironise

Il faut dire que l'ambiance est lourde à l'Elysée. Si cette démission met fin à des mois de rumeurs de départ d'Emmanuel Macron, elle affiche un peu plus les difficultés de François Hollande. Le président, qui doit dire en décembre prochain s'il se représente ou non, est une fois de plus fragilisé par les ambitions d'un de ses anciens ministres. Des ambitions sur lesquelles il n'a pas hésité à ironiser à son tour, soulignant sans le nommer, mais dans une allusion transparente, que l'«on ne peut ...

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