Démission de Copé : les statuts de l'UMP ne sont pas respectés

le
0
Les statuts de l'UMP n'ont pas été respectés lors du débarquement de Jean-François Copé après l'affaire Bygmalion.
Les statuts de l'UMP n'ont pas été respectés lors du débarquement de Jean-François Copé après l'affaire Bygmalion.

La démission de Copé a apporté un bref répit à l'UMP, mais déjà des voix s'élèvent chez les militants pour signaler que les statuts de l'UMP n'ont pas été respectés. La solution du triumvirat des anciens Premiers ministres Juppé-Fillon-Raffarin en vue de préparer un congrès en octobre n'est pas recevable juridiquement. En effet, l'article 24-5 des statuts de l'UMP précise qu'en cas de vacance le président est remplacé par le vice-président délégué jusqu'à l'élection d'un nouveau président. En l'occurrence, Luc Chatel. Or, lors du bureau politique, celui-ci n'a rien dit et n'a rien revendiqué, alors que la présidence du mouvement lui revient de droit. "Nous sommes complètement hors statuts", confirme Roger Karoutchi, l'un des membres du bureau politique.

Le triumvirat n'est pas non plus habilité à organiser le prochain congrès qui doit se tenir en octobre. Les articles 45-3 et 45-4 des statuts prévoient que c'est la haute autorité de l'UMP, indépendante de la direction du parti, qui organise l'élection du président. Il revient donc à Anne Levade, la présidente de la haute autorité, de reprendre en main les opérations.

Série de procédures peu gratifiantes

Enfin, le bureau politique réuni mardi n'avait pas vocation à pousser Jean-François Copé à la démission. L'article 22-1 du règlement intérieur du parti prévoit, en effet, que l'ordre du jour du bureau politique doit figurer dans la demande et "ne peut être modifié"....

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant