Démission de Copé : le récit d'une chute violente

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Démission de Copé : le récit d'une chute violente
Démission de Copé : le récit d'une chute violente

Il est 10 H 50, dans le huis clos de la salle du groupe UMP à l'Assemblée nationale, quand la décision tombe : « J'ai compris, je démissionne », lâche Jean-François Copé. Après plus de deux heures de lutte acharnée pour tenter coûte que coûte de conserver son poste à la tête de l'UMP, il a fini par céder devant la pression du bureau politique. Devant lui, une quarantaine de ténors, tout le gratin du parti, transformé en peloton d'exécution.

Il aura ferraillé jusqu'au bout, fidèle à sa réputation. Mais les soubresauts de l'affaire Bygmalion, les graves accusations de son directeur de cabinet Jérôme Lavrilleux la veille -- qui a notamment reconnu la facturation de conventions fictives pour masquer les dépassements de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy -- ont eu raison de son entêtement. Copé paie sans doute aussi toutes les conséquences de sa victoire contestée et arrachée au nez et à la barbe de François Fillon en décembre 2012, cette fameuse guerre des chefs qui a durablement atteint sa cote de popularité. Pendant des mois, ses adversaires l'ont aussi souvent accusé « de ne pas jouer la transparence », notamment sur les comptes du parti, d'avoir une « conception clanique du pouvoir en ne mettant aux postes clés que des hommes liges » et d'orienter trop à droite la ligne politique du parti. « Aujourd'hui, il paie pour l'ensemble de son oeuvre à la tête de l'UMP », ironise un de ses détracteurs.

«Des propos d'une violence inouïe»

En arrivant hier matin devant le bureau politique, Copé y croit pourtant encore. « Au pire, il acceptait de lâcher la présidence à l'automne », confie un de ses proches. Mais les assauts étaient trop nombreux pour résister. Nathalie Kosciusko-Morizet attaque la première : « Je ne crois pas du tout ce que tu dis », lâche-t-elle, alors qu'il expose sa défense en affirmant qu'il a été abusé, qu'il ne savait rien des fausses factures de ...

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